Rome: Messe en mémoire du cardinal Gantin
Rome, 23 mai 2008 (Apic) Benoît XVI a évoqué le style "humble et simple" du cardinal Bernardin Gantin, le "premier ecclésiastique africain" à avoir été appelé à de hautes responsabilités au sein de la curie romaine. Doyen émérite du collège cardinalice, celui-ci est décédé le 13 mai à Paris à 86 ans.
Le pape a prononcé son homélie à l’issue de la messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre en hommage au cardinal africain par le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège cardinalice, le 23 mai.
"Il fut le premier ecclésiastique africain à avoir des rôles de très haute responsabilité dans la curie romaine, et il les a toujours menés avec son style typique humble et simple, dont le secret est probablement à rechercher dans les paroles sages que sa mère lui avait répétées quand il devint cardinal le 27 juin 1977 : ’N’oublie jamais le lointain et petit village duquel nous venons’", a ainsi souligné le pape. "Sa personnalité, humaine et sacerdotale constituait une synthèse merveilleuse des caractéristiques de l’âme africaine avec celles propres à l’esprit chrétien, à la culture et à l’identité africaine et aux valeurs évangéliques", a-t-il ajouté.
La longévité du cardinal Gantin
Dans son homélie, Benoît XVI a aussi évoqué les "nombreux souvenirs personnels" le liant au cardinal Gantin, dès lors qu’ils reçurent ensemble "la barrette cardinalice des mains (...) de Paul VI, il y a maintenant 31 ans". "Ensemble, nous avons collaboré, ici, à la curie romaine, ayant de fréquents contacts, qui m’ont permis d’apprécier toujours plus sa sagesse prudente, comme sa foi solide et son attachement sincère au Christ et à son vicaire sur la terre, le pape". "57 ans de sacerdoce, 51 d’épiscopat et 31 comme cardinal: voilà la synthèse d’une vie dépensée pour l’Eglise", a poursuivi le pape.
Célébrées par le cardinal Giovanni Battista Re, envoyé par le pape, les obsèques solennelles du cardinal Bernardin Gantin ont eu lieu le 22 mai à Cotonou, capitale du Bénin. Le gouvernement béninois a annoncé à cette occasion sa décision de baptiser l’aéroport international de Cotonou du nom du défunt cardinal en reconnaissance de ses "oeuvres de paix et de justice" au Bénin. (apic/imedia/ms/bb)