Rome: message du pape à l’occasion de la (101091)
Rome, 10octobre(APIC) "Il faut tirer l’enseignement et la stimulation des
tristes expériences de guerre du passé lointain ou récent pour que jamais
plus ne se renouvellent les circonstances capables d’attenter à la paix et
ainsi la menacer". C’est ce qu’écrit Jean Paul II dans un message adressé
aux partipants présents à la 5e rencontre mondiale interreligieuse pour la
paix qui s’est tenue à Malte du 8 au 10 octobre. Une rencontre organisée
par la Communauté de saint Egide.
Un grand nombre de leaders religieux - chrétiens, juifs, musulmans -,
ont parlé de la paix et du rôle des religions, ainsi que des thèmes offerts
par le nouveau cadre mondial qui s’est créé après les bouleversements en
Europe de l’Est. Du côté de l’Eglise catholique, on notait notamment les
présence de Mgr Edward Cassidy, président du Conseil pontifical pour la
promotion de l’unité des chrétiens, et de Mgr Jozef Glemp, archevêque de
Varsovie et primat de Pologne.
Le pape souligne dans son message que "notre monde, qui a entendu et entend encore le grave et inhumain fracas de la guerre, doit aujourd’hui
écouter les voix des pèlerins de la paix". Ils interprètent, poursuit le
pape, des millions d’hommes et de femmes qui cherchent la paix et la sécurité pour leur vie.
L’appel de Malte
Au terme de la rencontre de Malte, les divers responsables religieux et
politiques ont signé et lancé un appel. Ceux-ci demandent "de construire
une saison de paix durable, un nouvel ordre international basé sur la justice". L’appel exhorte à profiter des occasions actuelles. "Nous vivons,
probablement, écrivent-ils, au début d’un temps de paix, après tant de
changements dans le scénario international".
Les participants soulignent ne pas vouloir quitter l’île de Malte "sans
témoigner (...) que les religions ne justifient pas la haine et les conflits, mais qu’elles travaillent au contraire pour fonder la paix dans le
coeur des hommes" (...)
Deux appels particuliers ont en outre été lancés durant cette réunion.
L’un est adressé "à tous ceux qui, en ce moment, sont en train de préparer
la Conférence sur le Proche-Orient". Les participants disent appuyer
"l’espoir qui naît dans une région du monde d’une signification si particulière pour chacune de nos trois religions". L’autre concerne la Yougoslavie. Un appel dans lequel ils soulignent "Tout est perdu avec la guerre,
rien n’est perdu avec la paix". (apic/jt/pr)