Rome: message aux musulmans du cardinal Arinze pour la fin du Ramadan
Rome, 5mars(APIC) Le cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a adressé un message aux musulmans
pour la fin du Ramadan, a annoncé vendredi la salle de presse du Vatican.
Dans son message, le cardinal souligne que chrétiens et musulmans sont appelés à vivre ensemble dans une société de plus en plus pluraliste. Il
faut, dit-il, tenter d’éliminer la cause qui mène aux multiples tensions.
Le défit, c’est de montrer que la religion authentique ne constitue pas un
élément de divisions, "mais le fondement de l’amour des autres, de la justice et d’une société plus fraternelle et pacifique".
"Dans de nombreux pays du monde, chrétiens et musulmans vivent aujourd’hui côte-à-côte. Ils travaillent ensemble dans les mêmes bureaux où
usines, étudient dans les mêmes écoles, font partie de sociétés qui deviennent de plus en plus pluralistes". "Nous savons que sur chaque continent,
écrit Mgr Arinze, le caractère pluraliste de la vie moderne a engendré des
tensions, en particulier lorsqu’elles ont été exacerbées par des facteurs
politiques et économiques. Ces tensions ont parfois conduit, dans le passé,
à la violence".
Aujourd’hui encore, poursuit Mgr Arinze, dans différentes parties du
monde, ces tensions débouchent trop souvent sur des luttes et des guerres
civiles, avec leurs conséquences inévitables de souffrances humaines, de
pertes de vies et de biens, et de déplacements de populations. "Parfois, la
religion sert de prétexte à ces tensions. En d’autres cas c’est la race, la
langue ou la classe sociale. Nous devrions essayer d’éliminer, ou du moins
tenter de réduire ces tensions au sein de la société".
Pour une société plus fraternelle
Le défi "qui se présente à nous dans ce monde toujours plus pluraliste,
c’est de montrer que la religion authentique, basée sur la foi en Dieu et
le désir de faire sa volonté, ne constitue pas un élément de division ou de
destruction dans la société, mais qu’elle est plutôt le premier fondement
de l’amour des autres, de la justice et d’une société plus fraternelle et
pacifique".
Lorsque des chrétiens ou des musulmans sont intolérants vis-à-vis des
autres, lorsqu’ils se laissent aller à la haine confessionnelle, aux attaques racistes, aux massacres des innocents, à la soi-disant purification
ethnique et à d’autres formes d’oppressions, "ils portent un faux témoignage contre le Dieu d’amour et de bonté dans lequel ils croient", conclut le
cardinal (apic/sv/pr)