Rome: lettres de Jean Paul II aux présidents Bush et Gorbatchev (301091)
Rome, 30octobre(APIC) La salle de presse du Vatican a publié mercredi le
texte des deux lettres adressées par Jean Paul II au présidents Bush et
Gorbatchev à l’occasion de la Conférence sur le Moyen-Orient qui s’est ouverte mercredi matin à Madrid. Le contenu des deux lettres qui portent la
date du 29 octobre, est essentiellement analogue. Le pape exprime aux deux
présidents son espoir de voir aboutir les négociations de Madrid.
Dans la lettre écrite en anglais au président Bush, Jean Paul II souhaite que la conférence "constituera un vrai chemin vers la paix". Le pape
souligne l’importance de la conférence parce "qu’elle montre qu’il existe
une disponibilité pour affronter, à travers le dialogue, les graves problèmes qui, pendant des décennies, ont pesé sur le Moyen-Orient.
Le pape, qui mentionne les mérites du secrétaire d’Etat américain James
Baker, relève que le chemin ne sera pas facile. Il exprime cependant
l’espoir que "la volonté de négocier ne manquera jamais" et que les parties
en cause trouvent le courage de "chercher la paix après l’expérience tragique d’années de guerre, d’hostilité et de souffrance". Le pape se dit convaincu qu’un accord est possible "si on le cherche avec persévérance" et
avec une sensibilité constante pour les droits fondamentaux des autres et
avec la ferme conviction qu’une vraie paix, une paix durable, ne peut être
obtenue que si les demandes de justice sont satisfaites".
Dans sa lettre au président Gorbatchev, rédigée en français, Jean Paul
II observe que "les problèmes à examiner sont profonds et graves" et que
cette première étape ne sera riche de sens historique que dans la mesure où
s’y manifesteront une vraie volonté de dialogue et un désir authentique
d’arriver à la paix dans la justice".
Le pape précise en outre que "le siège apostolique a souhaité la paix
pour la région du Proche-Orient depuis de nombreuses années". Que ce même
siège apostolique a demandé que "l’on mette fin au plus vite à des situations d’injustice grave, en tenant compte des aspirations légitimes de toutes les parties". "Il n’est pas sans importance d’observer que ces peuples
appartiennent aux trois religions monothéistes qui trouvent en cette terre
leurs racines et leurs lieux saints les plus chers", conclut Jean Paul II.
(apic/jt/pr)