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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Rome: lettre du pape aux prêtres à l’occasion du jeudi Saint (140391)

    "Surmonter la crise de l’identité sacerdotale"

    Rome, 14mars(APIC) "Un nouvel enrichissement de la conception du service

    sacerdotal dans l’Eglise" : c’est l’une des grâces du dernier Synode sur la

    formation des prêtres que Jean Paul II salue dans la lettre qu’il adresse à

    ceux-ci à l’occasion du jeudi Saint. Après avoir dans son message de l’an

    dernier attiré leur attention sur l’importance de ce Synode qui s’est tenu

    en automne dernier, le pape tire les leçons de cette assemblée, avant même

    la publication de l’exhortation post-synodale à laquelle il travaille actuellement avec le Conseil du secrétariat du Synode.

    Le message s’ouvre par le rappel des paroles de l’annonce messianique

    lue par Jésus dans le livre d’Isaïe à la synagogue de Nazareth: "L’Esprit

    du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.

    Il m’a envoyé..." (Lc 4, 18). Des paroles qui dans leur sens immédiat désignent la mission prophétique du Christ comme annonciateur de l’Evangile,

    mais que le pape, à l’occasion du renouvellement des promesses sacerdotales

    qui s’inscrit dans le rite de la bénédiction des saintes huiles, le jeudi

    Saint, applique à la grâce multiforme que le Seigneur communique aux prêtres.

    Un changement significatif

    Si le Synode est toujours une grâce pour l’Eglise, la dernière assemblée

    a été, souligne Jean Paul II, "une grande tâche". Du fait, tout d’abord,

    que l’expérience s’est trouvée singulièrement enrichie par l’apport des

    évêques "de pays où l’Eglise vient à peine de sortir, pour ainsi dire, des

    catacombes". Mais aussi du fait d’un enrichissement de la conception du

    service sacerdotal, enrichissement "à la mesure de l’époque dans laquelle

    nous accomplissons notre mission" et qui se traduit, souligne-t-il, par

    "une conception approfondie de l’essence même du sacerdoce sacramentel et

    donc aussi de la vie personnelle de chaque prêtre, c’est-à-dire de sa participation au mystère salvifique du Christ".

    Le pape rappelle ici l’expression "Sacerdos alter Christus": le prêtre

    est un autre Christ et c’est donc du Christ qu’il faut partir pour comprendre en quoi consiste l’identité sacerdotale. Il poursuit par cette analyse:

    "Il est difficile de dire pour quelles raisons la perception de cette identité est devenue plus floue dans certains milieux au cours de la période

    post-conciliaire. C’était peut-être dû à une compréhension inexacte de

    l’enseignement conciliaire de l’Eglise dans le contexte de certaines prémisses idéologiques étrangères à sa pensée ainsi que de certaines tendances

    provenant des milieux culturels. Bien que ces prémisses et ces tendances

    continuent à se faire sentir, il semble que, ces derniers temps, un changement significatif se produise dans les communautés ecclésiales elles-mêmes.

    Les laïcs voient la nécessité d’avoir des prêtres pour l’authenticité de

    leur vie et pour leur apostolat.

    Surmonter la crise de l’identité sacerdotale

    A son tour, cette exigence se fait remarquer et devient même presssante

    dans bien des cas, en fonction du manque de ministres des divins Mystères

    ou de leur nombre insuffisant. Cela vaut aussi d’une autre manière pour le

    domaine de la première évangélisation, comme le montre la récente encyclique sur les missions".

    Ce besoin de prêtres qui augmente à des degrés divers devra, poursuit

    Jean Paul II, aider à surmonter la crise de l’identité sacerdotale. L’expérience des dernières décennies montre toujours plus clairement combien on a

    besoin du prêtre dans l’Eglise et dans le monde: non pas du prêtre qui serait en quelque sorte ’laïcisé’ mais du prêtre selon l’Evangile et la riche

    tradition de l’Eglise".

    Jusqu’aux extrémités de la terre

    La reprise actuelle des vocations sacerdotales remédie en partie seulement au manque de prêtres. "Même s’il s’agit d’un phénomène globalement positif, observe le pape, il y a encore des inégalités entre les divers secteurs de la communauté ecclésiale de par le monde. Le tableau est très différencié." Ce tableau a été soumis aux analyses les plus détaillées au dernier Synode, non seulement à des fins statistiques mais aussi sous l’angle

    d’un éventuel échange de dons, d’une aide réciproque indispensable quand

    dans certains endroits il y a un prêtre pour quelques centaines de fidèles,

    ailleurs pour dix mille fidèles, voire davantage. Le pape rapelle avec le

    Concile que les prêtres sont appelés à une mission de salut d’ampleur universelle "jusqu’aux extémités de la terre" (AC 1,8) et qu’il est donc indispensable de prier non seulement pour les vocations, mais aussi pour que

    chaque prêtre s’épanouisse dans sa vocation "afin que l’authentique sacerdoce devienne attrayant pour les autres".

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