Rome: les évêques latins dans (011090)
La crise du Golfe, la Palestine et le Liban au centre du discours
Rome, 1eroctobre(APIC) "Nous savons tous, par expérience, que les guerres
qui éclatent et les conflits qui durent ne résolvent jamais définitivement
les problèmes. Seuls le dialogue, le respect du droit des personnes et des
peuples, et la collaboration entre responsables politiques, sont en mesure
de créer la confiance, et donc la sécurité. C’est pourquoi les chrétiens
sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans vos régions tragiquement
menacées de désintégration". C’est ce qu’a déclaré Jean Paul II lundi matin
en rencontrant les membres de la Conférence épiscopale de rite latin dans
les Régions Arabes (CELRA).
Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah, l’archevêque de
Bagdad des latins, Mgr Paul Dahdah, et le vicaire apostolique latin de Beyrouth, Mgr Paul Bassim, entre autres, figuraient parmi les évêques présents
à Rome.
Devant les évêques de la CELRA réunis à Rome du 26 au 29 septembre à
l’occasion de leur assemblée annuelle, le pape a relevé que les communautés
de rite latin "sont appelés à professer leur foi dans la condition de croyants minoritaires, souvent dans un contexte politique troublé".
Dans son discours, prononcé en français, Jean Paul II s’est en outre référé "à la crise et aux tensions lourdes de dangers qui affectent le Golfe;
au drame de la Palestine; à la tragédie du Liban". Il a enfin observé que
"l’on ne peut s’empêcher de se souvenir que c’est dans cette partie du monde que s’est un jour levée l’étoile de la paix, que c’est à Bethléem qu’est
né Jésus, Prince de la paix".
Les évêques de la CELRA ont pour leur part émis un communiqué au lendemain de leur assemblée. Ils y dénoncent notamment les "graves atteintes à
la justice qui ont été commises dans leur région, en particulier depuis le
milieu de ce siècle, et dont sont victimes les Palestiniens et les Libanais". A propos de la crise du Golfe, les évêques rappellent qu’"il n’y a
pas de vraie solution au conflit entre les nations par les voies de la violence ou de la guerre, mais par celles de la justice". (apic/jt/pr)