Rome, 29 mars(APIC) Le pape Jean Paul II a reçu samedi au Vatican les évêques français de la région apostolique Centre-Est, en visite "ad limina
apostolorum". Dans son discours, Jean Paul II a observé que "la société moderne est tentée par le relativisme qui rend beaucoup de personnes sceptiques". Pour le pape, "les mutations culturelles et les progrès scientifiques en particulier semblent bouleverser les critères de discernement en
matière de vie morale".
"Les valeurs et les repères moraux objectifs, a-t-il relevé, sont peu
reconnus. L’individualisme et le subjectivisme deviennent les caractéristiques dominantes de réflexions et de décisions éthiques. Il apparaît parfois que des comportements sont considérés comme normaux et moralement acceptables seulement parce qu’ils sont le fait d’un grand nombre de personnes".
Le pape Jean Paul II a encore averti: "Une confusion règne lorsqu’on
laisse croire que ce qui est légal est par définition moral, en particulier
là où la loi civile contredit les exigences de la morale". Le pape a en outre souligné "qu’une société ne peut se construire sans préceptes moraux et
surtout sans référence à une vision de l’homme comme être spirituel appelé,
par nature, à la perfection".
Dans le même discours, le pape a déclaré que les personnes qui vivent
dans "des situations irrégulières du point de vue religieux" ont besoin "de
l’assistance spirituelle et de l’aide de l’Eglise". Il a précisé que cela
vaut en premier lieu pour les divorcés-remariés. Cependant, a-t-il conclu,
cela ne peut se réaliser hors du cadre fixé par le Droit et le Magistère de
l’Eglise, car "l’Eglise est gardienne et non maîtresse des sacrements institués par le Christ". (apic/jt/pr)