Rome : les cardinaux Tomko et Danneels (041088)
Rome, 4 octobre (APIC/CIP) Mercredi 5 octobre s’ouvre à Rome un Congrès international de missiologie organisé par l’Université pontificale urbanienne
sur le thème "Le salut aujourd’hui". La rencontre, qui se poursuivra jusqu’au samedi 8 octobre, s’ouvrira par un discours inaugural du cardinal Josef Tomko, préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des peuples, et
un discours du cardinal Gotfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles.
Comment annoncer le Christ dans un monde sécularisé ? Quel est le
rapport de cette annonce avec la culture et le progrès actuels ? Face à ces
questions, l’objectif du Congrès, dont le thème sera approfondi lors de
sessions plénières, de tables rondes, de groupes de travail et de
différentes interventions, est de faire le point à bientôt 25 ans de la
promulgation du texte conciliaire sur l’activité missionnaire de l’Eglise
("Ad Gentes", 7 décembre 1965).
Pour le cardinal Josef Tomko, le monde a "un besoin congénital de salut", exposé qu’il est à "tant de dangers très graves, comme la pénurie de
ressources énergétiques, la pollution, les manipulations génétiques, la
destruction nucléaire... En outre, dit-il, l’humanité a perdu toute confiance dans les solutions proposées par certaines idéologies et reste
perplexe devant les avancées de la science et de la technique. L’homme est
ainsi à la recherche d’une sécurité existentielle, de salut. L’Eglise considère qu’il est de son devoir de proposer la voie du salut tracée par le
Christ. Plus que jamais se fait sentir le besoin d’approfondir la problématique du salut et d’éclairer le caractère spécifique de la religion
chrétienne en rapport avec le contexte du monde contemporain."
Evoquant le "grand défi" des autres religions, en particulier l’hindouisme, le bouddhisme et l’islam, le cardinal Tomko observe que certains
théologiens sont aujourd’hui enclins à traiter toutes les religions sur un
pied d’égalité, réduisant ainsi la rencontre des chrétiens avec les autres
religions à un simple dialogue ou à une collaboration de type socio-économique, en excluant toute forme d’évangélisation. "On voit ainsi des missionnaires renoncer à l’annonce de l’Evangile pour se consacrer exclusivement à l’action sociale et politique", explique Mgr Tomko. (apic/cip/bd)