"Une ère nouvelle entre l’Eglise et l’Etat en Italie"
Rome, 12février(APIC/CIP) Il y a exactement 60 ans que furent signés les
Accords du Latran réglant les rapports entre l’Etat italien et le Vatican.
Ces Accords furent signés par le secrétaire d’Etat du Vatican Pietro Gaspari et Benito Mussolini le 11 février 1929. Ils ont inauguré une ère nouvelle entre l’Eglise et l’Etat en Italie et restauré la paix religieuse dans
ce pays.
Comprenant un traité (avec convention financière) et un concordat, ces
Accords mirent fin à une période de relations très tendues entre l’Etat
italien et le Vatican, suite à la création du Royaume d’Italie au détriment
des Etats pontificaux. Après l’annexion de Rome au Royaume d’Italie en
1870, le pape Pie IX s’était en effet déclaré prisonnier de l’Etat italien.
Par les Accords du Latran, l’Italie a reconnu la souveraineté du SaintSiège, en créant l’Etat de la Cité du Vatican et la religion catholique est
devenue religion d’Etat. Le Saint-Siège, pour sa part, a reconnu l’Etat
italien, avec Rome pour capitale. Après la chute du régime fasciste de Mussolini, les rapports entre l’Etat et l’Eglise ont continué d’être réglés
par les Accords du Latran, dont le concordat a été revu en 1984, le protocole de révision étant signé le 2 février de cette même année.
Dans l’article consacré à cet annviversaire, l’Osservatore Romano souligne qu’ "ils ont inauguré une ère nouvelle entre l’Etat et l’Eglise en
Italie". Avec ces Accords, la paix religieuse est revenue en Italie, souligne le journal officieux du Vatican. "Cela a assuré et favorisé, poursuit
le journal, l’engagement des catholiques dans la vie de la nation, en des
temps très difficiles et face à des défis de grande envergure, tels que la
restauration des valeurs de liberté et de démocratie, la fondation de la
République, la reconstruction d’après-guerre".
Le traité, remarque encore l’Osservatore Romano, a reconnu au Saint-Siège la souverainté et "l’indépendance absolue dans l’accomplissement de sa
mission", et il lui a garanti, par la création de l’Etat de la Cité du Vatican, une "liberté plénière et effective". "Il est superflu de rappeler,
ajoute encore le journal, comment, dans la nouvelle situation de droit et
de fait, le Siège apostolique a pu, dans ces dernières décennies, exercer
sa propre activité avec des dimensions jamais atteintes auparavant, tant
dans le domaine spécifique de la vie ecclésiale (que l’on pense seulement à
la célébration du Concile oecuménique et des Synodes des Evêques) que dans
la promotion et la défense des droits de l’homme et de la paix."
(apic/jt/be)