Rome: Le service aux malades est une (081192)
Message du pape pour la 1ère Journée mondiale des malades
Rome, 8novembre(APIC) L’engagement au service des malades et des personnes souffrantes est une véritable contribution à la paix et à une meilleure
compréhension entre les hommes, a expliqué samedi le pape Jean Paul II dans
une lettre envoyée au cardinal Fiorenzo Angelini, président du Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé. Dans son message pour
la "Journée mondiale" des malades, qui sera célébrée pour la première fois
le 11 février prochain, le pape relève qu’elle aura lieu "dans des circonstances qui sont sous certains aspects dramatiques".
Dans sa lettre au cardinal Angelini, Jean Paul II fait ainsi allusion
aux victimes des nombreux conflits et guerres en cours, qui "succombent
sous le poids de calamités facilement évitables".
Cette première "Journée mondiale", instituée par le pape le 13 mai
dernier, se célébrera le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes. La célébration annuelle de la Journée a "pour but premier de sensibiliser le
peuple de Dieu et par conséquent les multiples institutions de santé catholiques, mais aussi la société civile, au noble devoir d’assurer la meilleure assistance possible aux malades".
Jean Paul II souligne que cette Journée veut aider les patients à "valoriser sur le plan humain et surtout sur le plan surnaturel leurs souffrances". Elle veut aussi impliquer de manière particulière les diocèses et les
communautés chrétiennes, les familles religieuses, dans la pastorale de la
santé, "dans leur engagement au volontariat, toujours si précieux". Elle
servira aussi à rappeler l’importance de la formation spirituelle et morale
de celles et ceux qui travaillent dans les service de santé. Enfin elle
permettra de mieux faire comprendre l’importance de l’assistance religieuse
aux malades de la part des prêtres diocésains et religieux, comme ceux qui
vivent et travaillent auprès des personnes qui souffrent.
Le 11 février 1984, le pape avait publié la lettre apostolique "Salvifici doloris" sur la signification chrétienne de la souffrance humaine. Un an
après, il avait institué le Conseil pontifical présidé par le cardinal Fiorenzo Angelini, qu’on appelle souvent "le ministre de la santé du Vatican".
La "mesure du degré de civilisation et de progrès d’un peuple"
Dans la lettre publiée samedi, le pape demande aux pouvoirs publics, aux
organisations nationales et internationales et à toutes les personnes de
bonne volonté une attention particulière aux malades et à ceux qui souffrent. Il a précisé que cela vaut surtout pour les pays en voie de développement, qui ont de "graves carences sanitaires". S’adressant aux autorités
civiles et aux hommes qui se consacrent aux malades, le pape a souligné que
leur service ne doit jamais devenir "bureaucratique et détaché". Le pape a
la mesure du degré de civilisation et de progrès d’un peuple". (apic/jt/be)
conclu en affirmant que "l’amour envers ceux qui souffrent est un signe et