Clonage: "risque d’une nouvelle forme de racisme"
Rome, 26 septembre 2002 (APIC) Le Saint-Siège reste fermement opposé au clonage reproductif ou au clonage d’embryons humains à but scientifique. Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, a redit un "non" clair à cette méthode controversée à l’occasion d’une réunion des Nations Unies à New York.
Le représentant permanent du Saint-Siège à l’ONU a encouragé le 25 septembre 2002 la communauté internationale à voter en faveur d’une convention qui interdirait le clonage reproductif. "L’Eglise soutient et exige l’interdiction, au niveau mondial, du clonage d’embryons humains que ce soit à but scientifique ou à but reproductif", a déclaré Mgr Martino.
Repris par Radio Vatican le même jour, le prélat a notamment rappelé l’aspect "inacceptable" du clonage thérapeutique ou expérimental "qui a pour objectif de détruire un être humain". "Il est illicite de tuer un innocent quand on entend en faire un bénéfice pour la société", a-t-il ajouté, se disant "scandalisé par la perspective que le clonage d’un embryon humain puisse planifier intentionnellement le décès de celui-ci".
Vers une "sous catégorie" de personnes, utilisées comme "pièces de rechange" ?
Pour l’observateur permanent du Saint-Siège, le monde fait face au "risque d’une nouvelle forme de racisme", à travers le clonage. Ainsi, a-t- il expliqué, cette technique pourrait conduire à la création d’une "sous catégorie" de personnes, utilisées comme "pièces de rechange" pour les autres.
Une commission des Nations Unies est réunie à New York depuis le 23 septembre pour travailler à la rédaction d’une convention internationale qui aurait pour objectif d’interdire le clonage. Le 26 février dernier, le Saint-Siège avait demandé à la communauté internationale d’interdire le clonage humain, "quel qu’en soit l’objectif". Dans une déclaration faite à l’occasion d’une assemblée des Nations Unies, Mgr Renato Martino avait demandé l’instauration d’un "bannissement" mondial. (apic/imedia/be)