"Les informations données aux riverains étaient irrationnelles"
Rome, 12 avril 2001 (APIC) "Le climat est préoccupant" a déclaré le 10 avril au soir, le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, à propos des problèmes liés à l’intensité des champs électromagnétiques émis par Radio Vatican. Durant cette même soirée, le ministre de l’environnement italien, Willer Bordon a déclaré que "Radio Vatican devait se conformer à la loi italienne avant mardi prochain sous peine de sanctions".
Joaquin Navarro-Valls a regretté tout d’abord que "l’on ait pu jouer avec les riverains et leur donner des informations alarmistes et irrationnelles d’un point de vue scientifique". Le porte-parole du Saint-Siège a ensuite déploré l’image "d’organisme insensible" qui a été donnée à Radio Vatican alors que le seul objectif de la radio a été "de veiller aux éventuels incidences des émissions sur la santé des riverains du centre de transmission de Santa Maria di Galeria". Il a par ailleurs annoncé que la commission bilatérale entre l’Italie et le Saint Siège allait se réunir le 18 avril prochain. "D’ici là, a-t-il poursuivi, "le Saint-Siège s’engage à réduire les temps d’émissions de Radio Vatican afin de tenir compte du seuil fixé par le décret ministériel italien n° 381 de 1998".
Federico Lombardi, directeur des programmes de Radio Vatican, a pour sa part manifesté le 11 avril, sa "perplexité" face aux déclarations très dures de Willer Bordon. "Nous souhaitons, avant que toute décision soit prise, a-t-il affirmé au cours du journal de la mi-journée de Radio Vatican, prendre connaissance des conclusions scientifiques et juridiques de la commission bilatérale". "Par ailleurs, a-t-il encore fait remarquer, les propositions italiennes pour régler ce problème doivent venir du gouvernement dans son aspect collégial et non d’un seul membre de ce gouvernement". (apic/imed/bb)