Rome, 11avril(APIC) Le déficit du Saint-Siège au terme de l’année 1991
sera de 91,533 millions de dollars, soit un alourdissement de la charge financière de 6,5% en douze mois. C’est ce qui a été annoncé à Rome jeudi au
terme de la réunion du Conseil des quinze cardinaux chargés de l’étude des
problèmes d’organisation et des problèmes économiques du Saint-Siège.
Le déficit prévu pour l’année en cours correspond à la différence entre
les dépenses de 168 millions de dollars inscrites au budget 1991 et les
rentrées de 76 millions de dollars qui sont escomptées.
Le Saint-Siège espère couvrir son déficit grâce à la contribution du
gouvernatorat de la Cité du Vatican. Pour le gouvernatorat de la Cité du
Vatican, on prévoit un nouveau bilan annuel positif, concrètement un bénéfice de près de 13 millions de dollars.
Théoriquement, on peut également compter sur le "denier de Saint-Pierre", c’est-à-dire sur les dons des diocèses, des instituts religieux et des
fidèles du monde entier. L’an dernier, le montant de ces dons s’est élevé à
près de 58 millions de dollars, soit 19,3% de plus qu’en 1989.
Lors de la réunion à Rome des présidents des Conférences épiscopales les
9 et 10 avril, convoqués par Jean Paul II pour examiner la situation financière du Saint-Siège, on a rappelé l’importance d’un principe du droit canonique, en l’occurrence le canon 1271, qui fait aux évêques le devoir de
pourvoir aux besoins du Saint-Siège pour qu’il puisse exercer sa mission au
service de l’Eglise universelle.
La solidarité de tous les diocèses sera d’ailleurs la seule possibilité
de sortir le bilan du Saint-Siège des chiffres rouges sans devoir faire appel au "denier de Saint-Pierre" qui a normalement une autre destination: le
soutien à des projets sociaux et des initiatives pastorales des Eglises locales. (apic/cip/jt/ba)