Rome, 4septembre(APIC) Selon le cardinal Agostino Casaroli, secrétaire
d’Etat du Vatican, un voyage du pape en Russie au mois de juin n’est pas à
remettre en question. Dans une interview accordée vendredi 2 septembre au
quotidien romain "La Repubblica", le cardinal Casaroli a formulé l’espoir
qu’à la suite de cette visite un "véritable dialogue" sera possible entre
Moscou et le Vatican.
Il part de l’idée que Mikhail Gorbatchev, lors de son prochain voyage en
Italie, rendra visite au pape. "Je tiens cela pour une évolution normale de
nos relations réciproques", a déclaré l’"architecte de la politique d’ouverture à l’Est du Vatican". Le cardinal Casaroli a indiqué que l’ambassadeur de Russie à Rome venait de temps en temps au Vatican afin de l’informer d’affaires importantes, notamment de la visite de Ronald Reagan au
Kremlin. Lors de ces entretiens les questions religieuses ne sont toutefois
pas abordées.
Evoquant les débuts de la politique d’ouverture à l’Est du Vatican le
cardinal Casaroli a souligné la haute considération dont a joui le pape
Jean XXIII auprès des politiciens du bloc de l’Est. Citant un ancien ministre hongrois, le secrétaire d’Etat du Vatican a affirmé : "Nous aimons
ce pape, parce que nous sentons qu’il nous aime aussi et nous considère
comme des "hommes" - et pas seulement comme des "communistes"". Il a rapporté que plusieurs délégations du bloc de l’Est qui vont au Vatican pour
des négociations se rendent en privé et sans publicité sur la tombe de Jean
XXIII. (apic/cic/cor)