à l’heure où des "nouvelles réconfortantes" arrivent d’Afrique du Sud
Rome, 21mars(APIC) "D’Afrique du Sud sont parvenues récemment des nouvelles réconfortantes; elles font bien augurer d’une victoire sur les injustices et les tenions raciales qui sont depuis trop longtemps les causes de
douloureux conflits et de graves souffrances dans ce pays". C’est en ces
termes que s’est exprimé le pape Jean Paul II devant les pèlerins présents
à l’audience du mercredi à l’occasion de la Journée mondiale contre le racisme et l’apartheid célébrée le 21 mars à l’initiative des Nations Unies.
Il a en outre déploré les faits de racisme survenus récemment en France et
en Italie.
Le pape a souhaité "que le chemin du dialogue entre tous les représentants légitimes des diverses parties en cause soit parcouru jusqu’à son
terme en dehors de toute violence, afin de garantir un avenir dans lequel
chaque citoyen puisse contribuer, avec une égale dignité, à la réalisation
du bien commun".
Jean Paul II a souligné la coïncidence heureuse de cette journée de la
célébration avec l’indépendance de la Namibie, "un pays qui attendait depuis longtemps d’acquérir une complète autonomie". Il a souhaité au peuple
namibien et à ses dirigeants de parvenir à une "prospérité matérielle et
spirituelle".
Le pape a ensuite déploré les faits de racisme survenus tout récemment
dans différents pays, comme en France (Roanne et Saint-Florentin) ou en
Italie (Florence). "C’est un motif d’appréhension, a-t-il dit, d’observer
comment, dans divers pays du monde, se manifeste une recrudescence de pénibles épisodes inspirés par le racisme". Des manifestations qui doivent être
"fermement" condamnées, a ajouté le pape, "dans une profonde conscience de
la filiation divine commune de chaque personne et de chaque race, et donc
de notre radicale fraternité en Christ".
Dans le cadre du "cycle de Jasna Gora" qu’il a entamé en vue de sa quatrième visite en Pologne (juin 1990), Jean Paul II a tenu à évoquer les
millions d’êtres humains condamnés à mourir de faim; "l’abîme qui sépare
les riches des pauvres"; une société "qui abuse des biens terrestres et qui
ne parvient pas à sortir de la misère". Le pape, qui s’adressait à un groupe de pèlerins polonais, a fait allusion à la situation de leur pays "dans
cette géographie des inégalités économiques et sociales", aux carences et
aux sacrifices à consentir suite à "la crise héritée d’un système qui s’est
déçu lui-même". (apic/jt/pr)