Rome, 27novembre(APIC) Le pape Jean Paul II a reçu samedi 26 novembre les
évêques des quatre diocèses catholiques ruthènes de rite byzantin des
Etats-Unis, conduits par Mgr Stephen J. Kocisko, évêque du diocèse métropolitain de Pittsburgh, et les évêques des éparchies de Parma, Passaic et Van
Nuys. Ces diocèses rassemblent des catholiques de rite byzantin originaires
de la Ruthénie, une région d’Europe centrale située aux confins de la
Tchécoslovaquie, de la Hongrie et de l’Ukraine qui ont émigré aux EtatsUnis.
Dans son discours le pape a souligné que la culture chrétienne des pays
dont ces catholiques sont originaires constitue un précieux trésor qui
mérite d’être conservé, partagé et développé dans leurs communautés des
Etats-Unis. Il a évoqué l’Année mariale, qui a été l’occasion d’apprécier à
sa juste valeur la contribution de l’Eglise d’Orient au patrimoine commun
du culte de l’Eglise. "La place particulière donnée à la piété mariale dans
les églises orientales, a-t-il dit, conduit à une compréhension plus profonde de Jésus".
Après avoir insisté sur le rôle des laics, jean Paul II a indiqué que la
Vierge est source d’inspiration, spécialement pour les femmes laiques, dans
un monde de progrès scientifique et technologique qui se traduit pour les
uns par un progrès matériel, pour les autres par une dégradation de leur
condition, et qui risque de devenir toujours plus inhumain. "C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, la famille, l’Eglise et la société toute entière
ont besoin de ce "génie" féminin qui garantit une sensibilité humaine
précieuse".
Le pape a affirmé que la liberté religieuse est essentielle à l’établissement de la paix dans le monde. Il a exhorté les prélats à mettre leurs
communautés en garde afin qu’elles ne se laissent pas priver de cette liberté intérieure par les plaisirs et les appâts du monde. Rappelant que la
présence de catholiques de rite oriental aux Etats-Unis est la conséquence
de persécutions religieuses dans leurs pays et d’autres raisons qui les ont
poussés à l’émigration, il a évoqué le grand nombre de personnes qui, à
cause de difficultés d’ordre économique, polique ou social, ont dû quitter
leur patrie. Il a invité ses interlocuteurs à ne pas rester insensibles au
sort de ceux qui vivent dans la pauvreté et la souffrance, mais au contraire à défendre la cause des migrants et des réfugiés.
Le pape a observé que les traditions orientale et occidentale se rejoignent et deviennent complémentaires dans le christianisme et que le
désir de l’Unité, qui est un signe des temps, est particulièrement fort au
niveau de l’oecuménisme. (apic/cip/cor)