Vatican, 7mai(APIC) Jean Paul II a reçu vendredi le nouvel ambassadeur de
Taiwan, Wu Tsu-Yu. Comme le pape l’a rappelé dans son discours, le père de
l’ambassadeur avait assumé la même charge sous le pontificat de Pie XII, à
une époque délicate, où les représentants du Saint-Siège furent contraints
de quitter la Chine continentale.
"L’Eglise, a dit Jean Paul II, apprécie beaucoup le respect de la liberté religieuse préservé par la République de Chine (Taiwan) et encouragé depuis ses débuts pour tous ses citoyens. Elle la remercie de ce qu’elle a pu
ainsi accomplir sa mission sans aucune interférence ni discrimination au
service des individus et de l’ensemble du pays."
Le pape est revenu sur les deux maux qui menacent la dignité des hommes,
qu’il avait déjà signalé dans son discours au corps diplomatique au début
de l’année: la guerre et la pauvreté. En ce qui concerne la guerre, "le
Saint-Siège ne peut qu’espérer que les responsables des nations feront tout
leur possible pour faire face à ce défi et pour gagner définitivement la
guerre de la paix en établissant des structures efficaces et justes pour
une coexistence et une coopération harmonieuses".
A propos de la pauvreté, Jean Paul II a rappelé que "des centaines de
millions d’êtres humains sont enfermés dans des situations de pauvreté matérielle et morale qui constituent une atteinte sérieuse à la valeur de la
vie et menacent directement le développement pacifique de la société. Etre
pauvre, a-t-il affirmé, c’est être exclu du festin de la vie". Fait "d’autant plus tragique que le monde possède les moyens technologiques et organisationnels pour changer cette situation et améliorer les conditions de
vie (...) Il s’agit en dernière analyse, a-t-il ajouté, d’une question de
responsabilité morale. Par sa présencse dans la communauté des nations, le
Saint-Siège s’efforce de mettre sous les yeux de l’opinionl publique les
dimensions morales de la vie publique."
En réponse au discours de l’ambassadeur, le pape a continué: "La rencontre entre l’humanisme chinois et le catholicisme a donné naissancse à des
échanges très profonds et fructueux, non seulement dans la vie et l’oeuvre
de Matteo Ricci, que vous avez mentionné, mais aussi, par la suite, dans la
communauté catholique, dans votre pays et ailleurs." (apic/cip/cb)