Rome, 21juin(APIC) Le pape Jean Paul II a reçu en audience jeudi 21 juin
les ministres des Affaires étrangères de l’Arabie Saoudite et de l’Algérie,
le prince Saoud Al-Fayçal et Ahmed Gohzali. Les deux ministres, qui se
trouvaient déjà au Vatican le 23 décembre dernier, ont été reçus en tant
que représentants du "Haut Comité Tripartite" de la Ligue Arabe, à la recherche d’une solution au conflit libanais. Le pape leur a fait part de ses
préoccupations pour "ce petit pays du Moyen-Orient".
Le pape a également fait état de son souci du Liban dans un discours
prononcé le même jour devant les participants à la rencontre des Oeuvres
pour l’Aide aux Eglises orientales. Il a demandé aux catholiques, comme il
l’avait déjà fait dans un message vidéo, de contribuer à une solution du
drame libanais, de telle sorte que ce pays puisse "être à nouveau fidèle à
sa vocation historique de terre de dialogue et de convivialité entre cultures et religions diverses". Jean Paul II a aussi rappelé qu’il souhaitait
visiter le Liban. Le Vatican a multiplié les initiatives pour la paix au
Liban ces derniers temps: la semaine dernière le nonce apostolique au Liban, Mgr Pablo Puente, a rencontré les responsables musulmans de Beyrouth;
récemment le patriarche chrétien maronite Sfeir a rencontré le président
Elias Hrawi.
Jean Paul II a attiré l’attention de ses interlocuteurs sur les problèmes vécus par la communauté chrétienne en Terre sainte. Au cours des siècles, a-t-il rappelé, cette communauté a traversé de multiples épreuves qui
l’ont affaiblie. Aussi a-t-elle besoin d’aide morale et matérielle. Pour
que cette communauté puisse survivre, il est nécessaire que les chrétiens
du monde entier se montrent généreux et manifestent la chaleur de la solidarité, a souligné le pape.
A propos de la situation en Terre sainte et en particulier à Jérusalem,
Jean Paul II a renouvelé son récent appel aux catholiques pour qu’ils
soient "unis aux populations locales", tant dans "la recherche de solutions
inspirées par la justice et le respect des droits de l’homme" que dans "la
prière pour que le Seigneur donne la paix à cette ville qui est sainte par
excellence et chère à toutes les religions monothéistes".
Parlant enfin de l’Europe de l’Est, le pape a dit son espoir que les
récents bouleversements "serviront à rendre à chaque personne sa dignité et
à favoriser la libre profession de foi de chacun". (apic/jt/cip/cor)