"Une grossière contrefaçon"
Rome, 21avril(APIC) Avant d’être retrouvé pendu sous un pont de Londres,
Roberto Calvi, le directeur du Banco Ambrosiano aurait écrit un ultime
S.O.S au pape, affirme le quotidien italien "La Repubblica" dans son édition de dimanche. Le Vatican a opposé mardi un démenti formel: "Cette lettre, si elle existe, si elle n’est pas une grossière contrefaçon, n’est jamais parvenue au Vatican. Le contenu du message n’est pas digne de foi et à
l’évidence inexact" a déclaré le porte-parole de la salle de presse du
Saint-Siège Joaquin Navarro-Valls.
Le nom de Roberto Calvi est réapparu à la une des journaux italiens suite à la condamation de l’homme d’affaire italien Carlo de Benedetti et de
ses co-accusés dans l’affaire de la faillite frauduleuse du Banco Ambrosiano. Dans la "lettre" publiée par "La Repubblica", Roberto Calvi s’adresse
à Jean Paul II en ultime recours, le pape lui apparaissant comme son "dernier espoir".
Cette faillite frauduleuse est le plus grand scandale financier de
l’après-guerre en Italie. Le Vatican y fut impliqué par l’intermédiaire de
l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR), c’est-à-dire la banque du
Vatican dirigé à l’époque par Mgr Paul Marcinkus, prélat américain d’origine lituanienne. Citoyen du Vatican, Mgr Marcinkus a pu échapper à la justice italienne. Il s’est retiré comme vicaire dans une petite ville de l’Arizona au Etats-Unis. Il a encore récemment déclaré avoir "conduit les affaires avec le Banco Ambrosiano en toute bonne foi". (apic/cip/jt/mp)