Rome: le pape invite les catholiques (050991)
Journée mondiale de prière, dimanche 8 septembre
Rome, 5septembre(APIC) Le pape Jean Paul II a invité jeudi les catholiques du monde entier à prier avec lui dimanche 8 septembre afin d’implorer
la paix pour la Croatie et les autres Républiques de la Yougoslavie. L’initiative prise par le pape a été communiquée aux évêques du monde à travers
un télégramme du secrétaire d’Etat, le cardinal Angelo Sodano, adressé à
toutes les nonciatures.
La salle de presse du Vatican a en outre rendu public jeudi le texte
d’un long télégramme que le pape a envoyé au cardinal Franjo Kuharic, archevêque de Zagreb et président de la Conférence épiscopale de la Yougoslavie. Dans ce télégramme, Jean Paul II, qui exprime sa solidarité "en particulier avec la nation croate, impuissante à arrêter la catastrophe", écrit:
"Le Saint-Siège déplore une fois encore le recours à la violence armée; il
condamne en particulier l’emploi de moyens de destruction massive".
Le Saint-Siège, poursuit le pape, appuie "avec force toutes les initiatives prises par la communauté internationale, spécialement la Conférence
pour la paix convoquée pour samedi prochain dans le but de mettre fin aux
hostilités et de trouver une solution négociées aux problèmes".
Jean Paul II invite enfin le cardinal Kuharic à transmettre l’initiative
de la journée de prière "aux évêques de la Croatie et des autres Républiques en les exhortant à organiser, pour dimanche prochain, dans toutes les
paroisses de leur diocèse, une journée spéciale de prière pour la paix en
Croatie et en Yougoslavie.
Le Vatican a par ailleurs donné connaissance du texte de l’intervention
de la délégation du Saint-Siège à la réunion spéciale de la Conférence sur
la Sécurité et la Coopération en Europe, qui se déroule actuellement à Prague (Tchécoslovaquie), pour tenter de trouver une solution à la crise yougoslave.
L’intervention a été faite par Mgr Alain Lebeaupin, de la secrétairerie
d’Etat du Saint-Siège, qui dirige la délégation. Mgr Lebeaupin a souligné
entre autres que "ce qui est remis en cause sur les champs de batailles de
la Croatie, c’est non seulement l’existence d’un peuple, mais aussi le processus de sécurité et de coopération patiemment construit depuis Helsinki".
Il a ajouté: "Ceux qui aujourd’hui pourraient encore croire pouvoir satisfaire leurs aspirations par les armes, doivent savoir qu’ils sont en contradiction avec le futur de l’Eurpe et que leur responsabilité est grande
devant Dieu et devant l’histoire". (apic/jt/pr)