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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Ouverture dans la solidarité et fermeté doctrinale

    Rome : le pape fêtera ses 70 ans le 18 mai prochain (300490)

    Rome, 30avril(APIC) Le pape Jean Paul II, placé à la tête de l’Eglise

    catholique le 16 octobre 1978, fêtera son septantième anniversaire le 18

    mai prochain. Premier Polonais à occuper le siège de Pierre, Karol Wojtyla

    étonne par son dynamisme, son expérience et son rayonnement personnel. Il

    s’engage inlassablement pour les droits de l’homme, la justice sociale, la

    liberté et la solidarité, convaincu que le Royaume de Dieu se construit

    dans le respect de ces valeurs. Pour lui, conduire l’Eglise n’est pas

    d’abord gérer une institution, c’est aller à la rencontre des peuples, d’où

    ses nombreuses visites pastorales dans le monde entier. Son pontificat ouvert mais basé sur une doctrine ferme ne lui a cependant pas épargné les

    difficultés et les critiques.

    Ce qui frappe au premier abord chez Jean Paul II, c’est sa facilité à

    entrer en contact avec les foules. En onze ans et demi de pontificat, il a

    visité 90 pays, parcourant presque 700’000 kilomètres. Ses 46 visites pastorales hors d’Italie, qui l’ont conduit sur tous les continents, manifestent l’attention qu’il porte aux réalités et aux hommes de ce temps et son

    désir d’être proche de chacun. Elles sont pour lui un instrument privilégié

    d’évangélisation lui permettant de proclamer partout la dignité inaliénable

    de l’homme et sa rédemption en Dieu. Les questions des hommes du XXe siècle

    ne sont pas étrangères à ses préoccupations: le sous-développement, la

    faim, les inégalités sociales, la famille, le sida et les problèmes d’environnement sont des thèmes qu’il aborde régulièrement.

    Jean Paul II, homme de dialogue et d’initiatives

    La chute des dictatures communistes marquera le pontificat de Jean Paul

    II. La politique d’ouverture à l’Est que le pape pratique depuis des années

    a porté ses premiers fruits avec la visite au Vatican du chef du Kremlin

    Mikhaïl Gorbatchev le 1er décembre 1989 et son voyage tout récent en Tchécoslovaquie (21-22 avril 1990), le premier en Europe de l’Est depuis les

    récents bouleversements qui ont amené la fin des régimes communistes dans

    cette partie du monde. Des gestes significatifs et prophétiques qui expriment la volonté de Jean Paul II d’encourager les peuples dans leur lutte

    pour leur identité et leur indépendance.

    Le pape est aussi un homme d’initiatives, particulièrement dans le domaine oecuménique. C’est lui qui a rassemblé toutes les grandes religions

    du monde à Assise en 1986 dans une prière commune pour la paix. Il est le

    premier pape à s’être rendu dans une synagogue (celle de Rome) et à avoir

    prêché dans une église évangélique. La convocation, annoncée le 22 avril

    dernier à Velehrad, en Tchécoslovaquie, d’une consultation, en juin, en vue

    de préparer le Synode particulier des évêques d’Europe annoncé pour 1991,

    afin de réfléchir sur "l’avenir du continent à la lumière des récents événements survenus à l’Est" est saluée comme une décision courageuse pour

    rendre l’Eglise attentive aux problèmes du monde contemporain.

    Un homme contesté

    Les initiatives de Jean Paul II n’ont pas fait l’unanimité dans l’opinion publique. Depuis onze ans et demi qu’il est à la tête de l’Eglise

    catholique, le pape a rencontré bien des résistances. Ses prises de position, jugées trop conservatrices par certains, dérangent. Elles sont quelquefois ressenties comme une peur face à l’évolution de la société. Son

    pontificat fut aussi celui de la rupture avec Mgr Marcel Lefèbvre, chef de

    file des intégristes, et des divergences profondes avec les théologiens de

    la Libération. (Ce qui a fait dire à certains que l’Eglise fonctionne à

    deux vitesses, que de réels problèmes de communication existent entre la

    base et la hiérarchie).

    Jean Paul II s’est souvent vu reprocher sa position doctrinale trop

    statique, notamment dans le domaine de la théologie morale, qui est une

    pierre d’achoppement pour nombre de chrétiens. La question de l’ordination

    des femmes se révèle de plus en plus comme étant un obstacle au dialogue

    oecuménique avec l’Eglise anglicane.

    Ses positions, le pape les affirme avec force dans les sept encycliques

    qu’il a rédigées jusqu’ici - il travaille à la huitième, sur la mission -,

    ses nombreux messages et ses déclarations qui traitent de questions majeures dans la société: racisme, crise de l’endettement, émigration. Homme des

    médias, Jean Paul II est aussi et avant tout homme d’Eglise, conscient des

    difficultés, mais aussi de l’ampleur et de l’importance de sa mission en un

    siècle où l’homme cherche de nouveaux chemins de libération dans la solidarité et le partage. (apic/cic/cor)

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