"Le peuple palestinien exige un engagement de tous",
affirme Jean Paul II au terme du Sommet de l’Eglise sur le Golfe
Rome, 6mars(APIC) Le pape Jean Paul II a exprimé mercredi à l’issue du
Sommet de l’Eglise sur le Golfe convoqué par lui au Vatican le désir de se
rendre à Jérusalem, où Paul VI a été le premier et le seul pape à se rendre, en janvier 1964. Dans son discours de clôture, le pape s’est en outre
exprimé sur des situations d’injustice en citant d’abord l’exemple de la
Palestine. "Le peuple palestinien, a-t-il affirmé, exige un engagement de
tous, et en particulier des responsables des nations et de la communauté
internationale".
"J’espère vivement que les circonstances me permettront un jour de me
rendre en pèlerin" à Jérusalem, "dans cette cité unique au monde, pour y
prononcer - avec les croyants juifs, chrétiens et musulmans - le message et
l’imploration pour la paix que j’avais adressés à toute la famille humaine
le 27 octobre 1986 à Assise" (Italie), a déclaré Jean Paul II.
Entouré de la plupart des prélats qui ont participé à la conférence,
Jean Paul II a souligné que Jérusalem, qui est "appelée à être carrefour de
paix", ne peut continuer d’être "motif de discorde".
Au lendemain de la guerre dans le monde, il faut, a poursuivi le pape,
"surmonter les rancoeurs et les divisions culturelle, en particulier celles qui se sont créées entre mondes religieux différents". Evoquant les minorités chrétiennes présentes au Moyen-Orient, il a plaidé en faveur d’un
"dialogue sincère et constant avec nos frères juifs et musulmans" et d’une
"liberté religieuse authentique".
Jean Paul II n’a pas manqué de rappeler que "sans justice authentique,
il n’est pas possible de parvenir à la paix, comme il est impossible de
l’obtenir autrement que par des moyens pacifiques". Parmi les situations
d’injustice, le pape a cité d’abord l’exemple palestinien. "Le peuple palestinien exige un engagement de tous, et en particulier des responsables
des nations et de la communauté internationale", a-t-il affirmé. (...)
C’est seulement dans l’intense recherche d’un objectif immédiat de solution
que ce peuple pourra enfin être reconnu dans sa dignité et être - lui aussi
- garant de la sécurité de tous".
Jean Paul II a cité d’autres situations d’injustice - sans faire allusion à la sécurité d’Israël, comme n’ont pas manqué de relever certains observateurs -: le Liban, "où le droit international a été malmené", Chypre
et "le malheureux peuple kurde".
A propos des initiatives du Saint-Siège, le pape a annoncé qu’il va
"poursuivre ses contacts diplomatiques et solliciter des instances politiques comme des organisations internationales un engagement redoublé en faveur de la justice et de la paix". (apic/cip/jt/pr)