Rome, 8juin(APIC) Le pape Jean Paul II a convoqué à Rome, pour les 25 et
26 juin, une réunion des évêque ukrainiens, tous ceux qui résident en
Ukraine et à l’étranger. Selon le porte-parole du Saint-Siège, cette rencontre a pour but "d’écouter l’évaluation que les pasteurs font de la situation religieuse de leurs fidèles".
Dans une déclaration faite vendredi à Rome, le porte-parole du Vatican,
a en outre indiqué que la réunion avait aussi pour but "d’aborder la question de la reconnaissance légale de l’Eglise catholique de rite byzantin
en Ukraine et de la récupération de ses biens, compte tenu des dispositions
prévues en la matière par la nouvelle législation sur la liberté de conscience et sur les associations religieuses, qui est actuellement soumise à
l’examen du Soviet Suprême d’Union Soviétique".
Le Vatican a fait savoir, par son porte-parole qu’il espère que cette
rencontre "contribuera à résoudre les difficultés qui subsistent en Ukraine" et à encourager l’Eglise catholique ukrainienne "qui a su offrir un témoignage héroïque de sa foi catholique dans des circonstances particulièrement difficiles".
Le problème de la reconnaissance des catholiques ukrainiens de rite byzantin ou uniates a également fait l’objet d’une conférence de presse tenue
à Rome le 8 juin par un groupe de prêtres, de religieux et de laïcs de
l’Eglise catholique ukrainienne. Ils ont rappelé que la liberté avait été
promise à leur Eglise ainsi qu’un nouveau statut légal en Union Soviétique.
Cependant, ont-ils fait remarquer, les communautés catholiques de rite byzantin en Ukraine n’ont pas encore été enregistrées et l’Eglise ne jouit
pas encore d’un statut juridique à part entière.
Ces représentants ukrainiens ont encore souligné que l’attitude de
l’Eglise orthodoxe russe "reste intolérante" et que le patriarcat de Moscou
n’a pas encore reconnu leur Eglise, ni manifesté la volonté d’admettre que
le prétendu Synode de 1946, qui décida de l’intégration pure et simple des
catholiques ukrainiens dans l’Eglise orthodoxe russe, n’avait aucune validité.
S’exprimant à propos de l’élection du successeur du patriarche Pimen
(décédé le 3 mai dernier), les représentants ukrainiens à Rome ont affirmé
qu’ils appréciaient le nouveau patriarche Alexis, métropolite de Leningrad
et Novgorod. A leurs yeux, "l’élection du métropolite Alexis au patriarcat
de Moscou et non du métropolite Philarète de Kiev, qui n’aime pas les
Ukrainiens, facilitera le dialogue avec l’Eglise catholique d’Ukraine".
(apic/cip/jt/pr)