Rome: le pape attire l’attention (251088)
Rome, 25 octobre (APIC/CIP) Les directives pastorales promulguées par le
Saint-Siège pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine religieux
et culturel des refugiés, des migrants et de ceux qui sont concernés par le
phénomène de la mobilité humaine ont été évoquées par le pape mardi 25 octobre à Rome. Ces directives sont à l’ordre du jour de la 9e assemblée
plénière du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations et des personnes en déplacement, qui se tient à Rome du 24 au 26 octobre.
Dans un discours adressé mardi aux participants, Jean Paul II a rappelé
que le mot "culture" est fondamental si l’on veut comprendre la place particulière qui revient au migrant au sein de la communion ecclésiale, du
fait de l’étroite connexion entre la foi chrétienne et la culture humaine.
La foi unique doit être vécue dans les diverses cultures, a expliqué
Jean Paul II qui a en outre relevé que ce rapport entre foi et culture est
vital et ne peut rester une notion abstraite. Ce rapport, a-t-il dit, "doit
se réaliser dans un contexte concret et existentiel et conduire à la promotion spirituelle et matérielle de tout homme, en particulier du faible et
du plus marginalisé. C’est la raison pour laquelle l’Eglise ne se contente
pas de soutenir la vie de foi, mais cherche également à empêcher que l’émigrant se sente déracine du contexte ecclésial".
Jean Paul II a également mis l’accent sur la responsabilité des évêques,
à qui il revient d’ "harmoniser les mentalités diverses des fidèles pour
que personne (...) ne puisse se sentir étranger" (dans l’Eglise). Il a observé que la solution des différents problèmes auxquels sont confrontés les
migrants implique un effort de l’ Eglise d’origine mais également de
l’Eglise qui l’accueille. Le pape a surtout mis l’accent sur la responsabilité de cette dernière qui a aussi pour tâche d’accueillir et d’inserer les
migrants dans leur vie communautaire propre. A ce sujet, Jean Paul II a recommandé aux évêques de mettre en place des structures adéquates, en faisant appel à des prêtres parlant la langue des migrants.
Enfin, Jean Paul II a rappelé que l’homme est le protagoniste, et parfois la victime, du phénomène complexe et grave des migrations et que
l’Eglise, qui guide l’homme, ne peut pas rester indifférente face à ce
phénomène. C’est pour cette raison qu’a été instituée en 1970 une Commission pontificale chargée spécifiquement des problèmes liés à la migration.
(apic/jt/pr)