Leur première visite "ad limina" depuis l’indépendance de la Croatie
Rome, 9novembre(APIC) Le pape Jean Paul II a reçu lundi les évêques de
Croatie, en visite "ad limina apostolorum", la première depuis l’indépendance de la Croatie. Dans son discours, le pape, qui a évoqué les "tragiques événements de la guerre", a observé que "l’Eglise croate est appelée à
vivre un nouveau printemps, après le communisme, qui fut un très long hiver". La visite des évêques croates intervient trois jours après celle des
évêques de Slovénie.
Le pape, qui a redit sa "grave préoccupation" devant les événements tragiques, a évoqué les conséquences pour l’Eglise, en mentionnant, par exemple, les territoires qui restent inacessibles aux évêques; les édifices ecclésiastioques détruits ou sérieusement endommagés.
Jean Paul II a en outre souhaité que les communautés dispersées puissent
vite se recomposer. Il a de plus réclamé l’attention et le soutien de
l’opinion publique internationale et la "généreuse solidarité de la communauté européenne et mondiale" pour la Croatie et les autres pays impliqués
dans la guerre.
A propos de la période qui a immédiatement suivi la chute du communisme,
le pape a constaté que les "portes des écoles publiques, des hôpitaux, des
prisons et d’autres structures sociales se sont ouvertes". "Il est possible aux chrétiens de travailler de manière efficace et qualifiée à la construction de la société civile".
Le pape a expliqué que "si l’Eglise sait se proposer comme un lieu de
promotion de l’authentique culture où se rejoignent la liberté et la vérité, une nouvelle génération d’éducateurs et de professionnels sera prête à
être le levain qui renouvellera de l’intérieur tout le corps de la nation,
sérieusement entamé par des erreurs et les dommages causés par l’idéologie
marxiste".
Le pape a aussi insisté sur le fait qu’il faut "définir et clarifier par
des accords opportuns les rapports avec l’Etat". Il a attiré l’attention
sur le problème des rapports avec les diocèses serbes orthodoxes présents
sur le territoire de la Croatie: "La solution est certes complexe et soulève des questions dont la solution n’est pas facile". (apic/apic/jt/pr)