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    Le devoir de l’Etat envers les familles

    Rome: Le nouvel ambassadeur d’Italie reçu par le pape

    Rome, 9 janvier 2004 (Apic) Le pape Jean Paul II a encouragé l’Italie à progresser sur un chemin "de prospérité et de paix", en recevant vendredi en audience le nouvel ambassadeur près le Saint-Siège, Giuseppe Balboni Acqua, venu présenter ses lettres de créance. Le pape a saisi l’occasion pour insister sur les racines chrétiennes de l’Europe et sur le rôle central de la famille, que l’Etat se doit de promouvoir.

    "Je désire ardemment que le peuple italien puisse progresser constamment sur la voie de la prospérité et de la paix, en maintenant intact son patrimoine de valeurs religieuses, spirituelles et culturelles", a souhaité Jean Paul II.

    Rappelant "l’esprit altruiste" et les qualités "humaines et généreuses" de ce pays "bien-aimé", le pape a encore exprimé le voeu que l’Italie puisse continuer à "promouvoir un vrai dialogue" et le développement dans le bassin méditerranéen, dans la zone des Balkans, mais aussi au Proche-Orient, en Afghanistan et en Afrique, malgré les risques encourus, comme en Irak.

    Jean Paul II a également insisté sur le rôle de la République italienne, qui avait reconnu officiellement en 1984 "la valeur de la culture religieuse", dans l’Europe. Pour lui, l’Europe doit, dans ses "instances compétentes", reconnaître "ses propres racines chrétiennes", qui sont en mesure "d’assurer aux citoyens du continent une identité non éphémère et pas seulement fondée sur des intérêts politique-économiques, mais aussi sur des valeurs profondes et impérissables".

    Cellule essentielle

    Reprenant les paroles de Giuseppe Balboni Acqua, le pape a poursuivi son discours sur "le rôle central de la famille, atteinte aujourd’hui par une mauvaise interprétation de ses droits". "Il est important que l’Etat aide la famille, sans jamais étouffer la liberté de choix éducatif des parents, les soutenant dans leurs droits inaliénables et dans leurs efforts, pour consolider le noyau familial", car c’est "une cellule primordiale et essentielle de la société", a expliqué le pape.

    Parmi les questions évoquées par le nouvel ambassadeur figuraient également celles de la prolifération du nucléaire et des armes de destruction massive, des inégalités créées par la globalisation, des problèmes éthiques résultant de l’avancée de la science et de la multiplication des moyens de communication. Autant d’interrogations que l’Italien a qualifié de "défi du XXIe siècle".

    Si le pape ne s’est pas attardé sur ces points, il a en revanche tenu à rappeler le 75e anniversaire des accords du Latran signés entre l’Etat italien et l’Etat du Vatican. A cette occasion, il a souhaité que l’Italie "devienne toujours plus unie et solide". (apic/imedia/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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