Rome, 20mai(APIC) Le cardinal Achille Silvestrini, préfet de la Congrégation des Eglises orientales, s’est rendu au début du mois en Roumanie. Dans
une interview mercredi à Radio-Vatican, le cardinal a dressé le bilan de
son voyage. C’est pour visiter le vieux cardinal Alexandru Todea, victime
d’une thrombose que Mgr Silvestrini est allé en Roumanie. Pendant ce voyage, le cardinal a pu visiter l’Eglise gréco-catholique persécutée sous le
régime communiste.
Mgr Silvestrini a souligné que le "silence est fini" et que l’Eglise
gréco-catholique dipose maintenant de la pleine liberté et est reconnue par
la loi. A propos des relations avec les orthodoxes, qui, par exemple en
Ukraine, posent parfois des problèmes, le préfet a observé qu’en Roumanie
"les orthodoxes admettent le principe de l’existence d’une Eglise catholique de rite oriental qui s’est développée historiquement et qui a le droit,
selon la liberté religieuse, d’exister et d’exercer pacifiquement son action".
Le cardinal a également rencontré le partiarche orthodoxe roumain, Mgr
Teoctist avec lequel il a eu un entretien cordial d’une heure et demi. Les
deux se sont mis d’accord pour que la discussion sur la restitution des
églises confisquées aux catholiques ait lieu à un double niveau. D’une part
entre les évêques locaux, d’autre part entre l’Eglise gréco-catholique et
le Patriarcat avec la participation de la nonciature apostolique. Mgr Silvestrini a indiqué encore la pénurie de prêtres dans l’Eglise gréco-catholique. La majeure partie du clergé est âgée parce que peu de prêtres ont pu
être ordonnés en clandestinité. (apic/jt/mp)