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    Rome : le cardinal Casaroli évoque l’URSS et Cuba (230189)

    Rome, 23janvier(APIC) Mikhaïl Gorbatchev sera-t-il reçu par Jean Paul II

    au Vatican à l’occasion de sa visite en Italie en novembre prochain ?

    Interrogé par les journalistes à l’occasion d’une messe qu’il a célébrée

    dimanche à Rome pour des dirigeants d’entreprise, le cardinal Agostino

    Casaroli, secrétaire d’Etat du Vatican, a rappelé la règle qui prévaut en

    pareille circonstance, et à laquelle le Saint-Siège n’entend pas déroger,

    quel que soit le visiteur : le Saint-Siège n’invite pas, mais honore une

    demande d’audience.

    "Nous restons toujours disponibles", a déclaré le cardinal Casaroli, le

    pionnier de l’"Ostpolitik" du Vatican, qui a rencontré Mikhaïl Gorbatchev

    en juin dernier à Moscou lors des célébrations du Millénaire du baptême de

    la Russie. Et si le Saint-Siège n’entretient pas de relations diplomatiques

    avec l’Union soviétique, il existe, a-t-il dit, "un canal que nous avons

    utilisé dans le passé et qui peut toujours servir", à savoir l’ambassade

    d’URSS à Rome.

    Interrogé sur la politique de réforme mise en oeuvre par Gorbatchev, le

    secrétaire d’Etat n’a pas caché sa crainte de voir celle-ci être contrariée

    par certains dirigeants soviétiques.

    A propos d’une éventuelle visite du pape à Cuba, le cardinal a invité

    les journalistes à s’adresser au cardinal Roger Etchegaray qui a récemment

    effectué un séjour dans ce pays. Mais le Saint-Siège, a-t-il ajouté, espère

    beaucoup dans le dialogue qui s’est noué entre l’épiscopat et le gouvernement cubains, qui autorise à penser que "quelque chose se réalisera". Le

    cardinal a précisé que l’épiscopat cubain n’agit pas isolément, mais en

    concertation avec le Saint-Siège : il y une nonciature à la Havane, que rejoindra prochainement Mgr Faustino Sainz, le nouveau pro-nonce apostolique.

    Le cardinal Casaroli a encore été invité à commenter l’initiative qu’auraient prise dix cardinaux de demander au pape de modifier la norme fixant

    à 80 ans la limite d’âge des cardinaux pouvant participer à l’élection du

    pape. "Sur cette question, il faut s’adresser au pape, qui est d’avis qu’il

    ne convient pas de modifier cette règle", a-t-il déclaré.

    On ne dispose jusqu’ici d’aucune preuve de l’existence d’une telle

    lettre au pape, dont a fait état l’agence italienne ADN-Kronos. On sait par

    contre que le cardinal Agnelo Rossi, doyen du Sacré-Collège, a écrit à tous

    les cardinaux pour les informer de la décision du pape d’en rester aux

    dispositions décidées par Paul VI en 1970.

    Plusieurs cardinaux cités par ADN-Kronos ont nié avoir signé une lettre

    au pape. L’un d’eux, le cardinal Silvio Oddi, a déjà fait savoir qu’il

    n’avait jamais été invité à signer une telle lettre, ce qu’il n’aurait pas

    manqué de faire, a-t-il précisé, en avouant qu’il ne voyait pas le bien

    fondé de la limite d’âge de 80 ans imposée aux cardinaux. "Mais je ne conteste pas la norme dès que le pape désire la maintenir", a ajouté le cardinal Oddi. (apic/cip/jt/bd)

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