La question de l’Ukraine reste le "problème épineux" du dialogue
Rome, 8juin(APIC) La veille de son voyage à Moscou, le cardinal
secrétaire d’Etat Agostino Casaroli a fait une évaluation positive de la
Perestroïka en Union soviétique. Le numéro deux du Vatican l’a souligné au
cours d’une interview accordée à la RAI, la télévision italienne : malgré
toutes les réserves de principe, "je crois cette fois-ci que de grands
espoirs sont permis", a-t-il affirmé. Le cardinal Casaroli est parti
mercredi 8 juin pour Moscou. Il est à la tête de la délégation vaticane qui
prendra part aux fêtes du millénaire de la christianisation de la Russie.
Le cardinal a dit que le dialogue sur l’Ukraine entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe était difficile. "Pour des raisons historiques et
actuelles, pour des raisons canoniques entre autres, il y a là un très
sérieux problème. Mais assurément l’espoir est permis. Nous allons voir",
a-t-il poursuivi. Il place aussi ses espoirs dans "un dialogue qui peut favoriser un rapprochement au plan ecclésial et religieux, et ainsi, indirectement, un rapprochement entre des peuples, des pays, des gouvernements".
Le cardinal Casaroli a souligné le très grand intérêt que le pape et le
Vatican portaient à ces fêtes. Il a rappelé que la christianisation s’est
faite à partir de l’Ukraine, et c’est pourquoi les Ukrainiens se sentent
"un peu comme les premiers-nés" de ce millénaire. Mais le christianisme a
ensuite gagné tout le territoire de l’actuelle Union soviétique, au-delà de
l’Oural jusqu’au Pacifique et vers le Nord, a expliqué le cardinal Casaroli. (apic/cic/cip/ym)