Rome: la mini-réforme de la Curie romaine entre en vigueur (280289)
Rome, 28février(APIC/CIP) La réforme de la Curie romaine entrera en vigueur mercredi 1er mars, en vertu de la Constitution "Pastor Bonus" que le
pape Jean Paul II a promulgué lors du Consistoire du 28 juin dernier. Comparée à la grande réforme de 1967, décidée par le pape Paul VI à la suite
du Concile Vatican II, la réforme actuelle est surtout une rationalisation:
certains organismes sont fusionnés, d’autres sont supprimés et plusieurs
changent d’appellation. Il n’y a donc pas de révolution.
La Curie romaine comprend désormais 28 "dicastères" ou ministères, et
une vingtaine d’autres organismes. Premier dicastère: la "Secrétairerie"
d’Etat du Vatican, désormais divisée en deux sections, l’une pour les Affaires générales, l’autre pour les Relations avec les Etats.
Suivent 9 Congrégations: pour la Doctrine de la foi, pour les Eglises
orientales, pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, pour les
Causes des Saints, pour les évêques, pour l’Evangélisation des peuples,
pour le clergé, pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie
Apostolique, pour l’Education catholique. Deux petits changements sont intervenus à ce niveau: les Congrégations pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements ont à nouveau fusionné, comme avant 1984, cependant que
la Congrégation pour les religieux change d’appellation.
Des anciennes Commissions, il n’en reste pratiquement qu’une: la Commission pontificale pour l’Amérique latine, rattachée à la Congrégation pour
les évêques. Une seconde a été créée et reliée à la Congrégation pour le
clergé: la Commission pontificale pour la conservation du patrimoine artistique et historique du Saint-Siège.
La plupart des autres Commissions et Secrétariats sont devenus des Conseils pontificaux, si ce n’était déjà fait. On dénombre au total 12 Conseils pontificaux: pour les Laïcs, pour la Promotion de l’Unité des
Chrétiens, pour la famille, pour la Justice et la Paix, "Cor Unum" (pour
l’aide au développement), pour la Pastorale des Migrants et des Personnes
en Déplacement, pour la Pastorale des Services de la Santé, pour l’Interprétation des Textes Législatifs, pour le Dialogue Interreligieux, pour le
Dialogue avec les Non-Croyants, pour la Culture, enfin, pour les Communications Sociales. A remarquer l’existence du nouveau Conseil pour l’Interprétation des Textes Législatifs: il veillera à l’application du code de
droit canonique, mais aussi examinera les aspects juridiques des décrets
généraux émanant des épiscopats locaux.
Les 3 tribunaux n’ont pas changé: Pénitencerie Apostolique, Tribunal
Suprême de la Signature Apostolique et Tribunal de la Rote. A noter l’apparition d’un nouvel organisme qui s’occupera spécialement des rapports avec
les employés du Vatican: un Bureau Central du Travail.
Malgré les préséances, les 28 dicastères de la nouvelle Curie romaine
sont juridiquement sur pied d’égalité. Du reste, un des grands objectifs de
la mini-réforme a été d’accroître la collaboration et l’unité internes de
la Curie.
S’agissant des finances du Saint-Siège, elles sont confiées à la responsabilité d’un Conseil cardinalice pour l’Etude des problèmes relatifs à
l’organisation et aux questions économiques du Saint-Siège. Les quinze cardinaux qui en font partie se pencheront, dans quelques jours, sur le nouveau statut dont devrait être doté l’Institut pour les Oeuvres de Religions, communément appelé "Banque du Vatican". (apic/cip/jt/pr)