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    Il doit conserver sa lucidité, dit l’ex-ministre de la justice du Vatican

    Rome: La maladie du pape Jean Paul II ne l’empêche pas d’exercer son pouvoir

    Rome, 6 février 2005 (Apic) La maladie du pape Jean Paul II ne l’empêche pas d’exercer son pouvoir, estime le cardinal Francesco Pompedda, préfet émérite du Tribunal de la signature apostolique. La condition est qu’il conserve sa lucidité, a déclaré l’ancien ’ministre de la justice’ du Vatican au quotidien italien Il Giornale.

    "Tant que le Souverain pontife conserve son intelligence et sa conscience, même une longue maladie physique n’empêche pas l’exercice du pouvoir papal", a déclaré le cardinal Pompedda dans une interview publiée le 4 février par le journal italien.

    Même si le pape ne devait plus parler.

    "Même si le pape ne devait plus parler, il pourrait quand même continuer à remplir sa charge", a-t-il souligné, précisant que Jean Paul II n’étant actuellement pas dans cet état, il pouvait parler plus librement. "Peut-être sans célébrer directement les sacrements, qui prévoient la prononciation de formules déterminées", a-t-il ajouté.

    Pour le cardinal italien, le pape pourrait continuer à être le pape - donc exercer sa juridiction universelle sur l’Eglise - en exprimant sa volonté par écrit ou par des gestes. "La perte de conscience, si elle n’est pas définitive et acceptée comme telle, n’implique pas la cessation du pouvoir papal", a-t-il insisté.

    Impossibilité pour le pape d’avoir des suppléants

    De l’avis de l’ancien ’ministre de la justice’ du Vatican, Jean Paul II peut très bien continuer à gouverner l’Eglise de sa chambre d’hôpital. "D’un lit d’hôpital, celui qui gouverne a aussi la possibilité d’exprimer sa volonté et de donner des ordres et des dispositions". Par ailleurs, le cardinal Pompedda a affirmé l’impossibilité pour le pape d’avoir des suppléants, ses pouvoirs suprêmes ne pouvant être transférés.

    Par exemple, quand le pape s’absente de Rome pour un voyage, il confie quelques pouvoirs d’administration ordinaire au cardinal camerlingue, Eduardo Martinez Somalo. "Il y a des pouvoirs qui appartiennent seulement au pape et qui ne peuvent être transférés", a-t-il encore une fois soutenu, comme pour la nomination d’évêques ou certaines dispenses concernant le lien matrimonial.

    Le cardinal italien a toutefois précisé que "ceci n’est pas un cas qui nous intéresse", car Jean Paul II est bien présent et conscient de l’autorité qu’il continue d’exercer. Les collaborateurs directs du pape, qui sont les cardinaux qui forment la Curie romaine, exercent des pouvoirs délégués par le pape, opèrent en son nom et en vertu de son autorité, a-t- il précisé.

    Depuis 1981, le code de droit canon permet à un pape - pouvant être "totalement empêché d’exercer" sa charge - d’y renoncer. Dans ce cas, personne n’est autorisée à tenir les rênes du pouvoir, mais les lois qui régissent généralement la période entre la mort d’un pape et l’élection de son successeur sont alors mises en place. (apic/imedia/ms/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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