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    d’une conférence internationale sur le Moyen-Orient

    Rome: L’URSS veut expliquer au Vatican sa proposition (110990)

    Les négociations entre le Saint-Siège et

    le Patriarcat de Moscou vont reprendre

    Rome, 11septembre(APIC) Le ministre soviétique des Affaires étrangères

    Edward Chevarnadzé souhaite que l’URSS puisse expliquer au Vatican sa position au sujet d’une conférence internationale sur le Moyen-Orient et avoir

    un échange d’idée sur la crise du Golfe.

    Chevarnadzé a chargé Igor Andropov, ambassadeur avec charges spéciales,

    de prendre contact avec le Vatican et de solliciter un entretien avec la

    Secrétairerie d’Etat du Vatican pour expliquer la position soviétique.

    C’est ce que révèle Youri Karlov, ambassadeur d’URSS près le Saint-Siège,

    dans une interview au journal communiste italien l’UNITA. (Le 15 mars dernier, le Saint-Siège et l’Union Soviétique ont établi des relations diplomatiques partielles et décidé un échange de représentants officiels,

    premier pas vers des relations diplomatiques complètes.)

    Youri Karlov révèle dans la même interview que les négociations entre

    les délégations du Saint-Siège et du Patriarcat de Moscou à propos des

    uniates reprendront prochainement et que le 15 septembre prochain, le Soviet Suprême examinera pour approbation définitive la loi sur liberté de

    conscience. Une loi qui, "pour la première fois depuis l’existence de

    l’Etat soviétique, garantira aux Eglises non seulement la pleine liberté de

    culte et de religion, mais aussi le droit d’exercer des activités caritatives, sociales et morales". Cela veut dire, explique Youri Karlov, que le

    rôle des communautés religieuses dans la société augmentera.

    L’Etat athée appartient pour toujours au passé

    L’ambassadeur soviétique observe en outre que "l’Etat athée appartient

    pour toujours au passé". Il ajoute que les Eglises pourront organiser dans

    leurs paroisses ou en d’autres lieux l’enseignement religieux et ouvrir des

    écoles de catéchèse. Il précise que pour l’enseignement de la religion dans

    les écoles publiques, il n’y a pas d’obstacles mais des problèmes d’ordre

    pratique. L’ambassadeur remarque qu’un nouveau climat s’est instauré en

    Union soviétique. Ainsi l’Institut pour l’athéisme a été transformé en un

    Institut pour l’étude des religions. Il existe maintenant un programme à la

    télévision appelé "Sermon du dimanche", auquel participent des écrivains,

    des philosophes, des hommes de science et des représentants d’Eglises qui

    discutent de problèmes moraux. Un film sur Jean Paul II pourrait même être

    réalisé.

    "Nous avons vraiment tourné une page", insiste Youri Karlov qui, le 7

    juin dernier, a rencontré pour la première fois le pape depuis qu’il a été

    nommé ambassadeur. En ce qui concerne le problème des uniates, Karlov note

    que dans le courant du mois de septembre reprendront à Moscou les négociations entre une délégation du Saint-Siège et une délégation du Patriarcat

    de Moscou. A ce propos, il cite le nouveau patriarche Alexis qui a dit que

    là où il y a une majorité d’uniates, ils peuvent conserver leurs églises,

    et là où les orthodoxes constituent la majorité, ceux-ci ont le droit de

    garder ce qu’ils possèdent. "Un climat très cordial" est en train de s’installer entre les diverses confessions religieuses, affirme-t-il. Il exclut

    cependant que le voyage du pape en URSS puisse se réaliser en 1991, arguant

    que la visite doit être préparée "du point de vue religieux et politique".

    (apic/jt/pr)

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