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    Mais n’entend pas se substituer à l’Etat

    Rome: L’Eglise catholique concourt à la vraie démocratie, estime Mgr Mamberti.

    Rome, 30 mai 2007 (Apic) L’Eglise "n’entend pas se substituer à l’Etat, mais concourt à illuminer les principes universels qui constituent la base de la démocratie", a déclaré Mgr Dominique Mamberti, dans la soirée du 29 mai 2007.

    Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, qui participait au congrès organisé par l’Université européenne de Rome et le Conseil national des recherches sur "Christianisme et sécularisation: défis pour l’Eglise et pour l’Europe", est intervenu sur le thème du rapport entre Eglise et communauté politique.

    "L’apport du christianisme n’appartient pas seulement au passé, sa force génératrice exprimée au cours de l’histoire continue d’agir encore aujourd’hui et de générer des éléments dont la démocratie a besoin", a déclaré Mgr Mamberti. "Souvent, on répète" que c’est la majorité qui règle la démocratie, a-t-il poursuivi, mais une démocratie authentique est "le fruit de l’acceptation" des valeurs "qui poussent au processus démocratique".

    Selon lui, l’ordre civil, pour être authentiquement démocratique, doit avoir des valeurs. Et d’ajouter que la religion est capable de donner ces valeurs permettant une cohabitation pacifique et authentiquement respectueuse de l’homme.

    Pour l’archevêque français, "si les autorités ecclésiastiques avancent des propositions ou manifestent des réserves concernant des lois ou des mesures prises par les institutions civiles, il ne s’agit pas d’ingérence", mais de la "libre expression de leurs opinions" ainsi que "d’une forme d’exercice de leur propre devoir, celui d’illuminer les consciences en vue du bien commun". Aussi, "empêcher l’Eglise de réaliser cette mission spécifique" serait "une forme d’intolérance", a-t-il estimé.

    Dans son intervention, Mgr Mamberti a regretté que le rapport de collaboration entre Eglise et Etat dans le respect de leur identité propre, qui a été valorisé par le Concile Vatican II (1962-1965) "tende aujourd’hui a être remplacé par un modèle d’indifférence, sinon d’exclusion, dans la mesure où l’on nie le rôle public de la religion". (apic/imedia/ar/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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