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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Ce qu’implique l’Eucharistie

    Rome: L’analyse de Mgr Monsengwo à quelques jours de la conclusion du Synode

    Rome, 19 octobre 2005 (Apic) Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, président de la Conférence épiscopale de la République démocratique du Congo, a affirmé que l’Eucharistie était une incitation à la solidarité et à la réconciliation.

    Prenant la parole devant la presse francophone le 18 octobre 2005, l’archevêque de Kisangani a jugé le Synode des évêques sur l’Eucharistie comme le point culminant des synodes précédents, marquant un nouveau départ.

    L’évêque africain a estimé que l’Eucharistie "peut devenir pour le monde cette quête (.) de solidarité et de partage" appelant de ses voeux une "réflexion approfondie sur un ordre mondial". "Une communauté chrétienne eucharistique se reconnaît au fait que l’on prend en charge les pauvres et à l’option préférentielle pour les pauvres", a-t-il ajouté. Il a souhaité "que l’Eglise accompagne les spécialistes de l’économie et des finances" afin qu’ils puissent "trouver un système économique où la solidarité et le partage soient systématiques".

    Interrogé sur l’accès des divorcés-remariés à la communion, le prélat congolais a répondu que "le problème a été posé, examiné sous tous ses angles", mais que ces couples illégitimes aux yeux de l’Eglise "ne devraient pas arriver à la plein réception de la communion". De nombreux pères synodaux ont alors souhaité, d’après lui, "que l’on trouve une solution qui ne décourage pas". Ces couples "méritent une attention particulière de la part de l’Eglise", qui doit savoir "les intégrer dans la communauté chrétienne comme des chrétiens à part entière", a-t-il conclu sur ce sujet.

    Mgr Monsengwo Pasinya n’a pas écarté l’éventualité d’innovations liturgiques après le Synode, sans se prononcer sur une éventuelle réforme importante. "On ne peut pas se comporter dans l’Eglise n’importe comment", a-t-il expliqué, précisant que les pères synodaux on demandé "qu’on ouvre les portes pour des célébrations liturgiques qui aient un impact sur la vie".

    L’évêque, qui a connu 10 synodes, a par ailleurs jugé le climat "fraternel comme toujours" et "familial".

    Mgr Monsengwo Pasinya s’est réjoui du prochain Synode sur l’Afrique autour du thème de la réconciliation. En revanche, il est resté pessimiste sur une éventuelle prochaine visite de Benoît XVI sur le continent noir, notant que le pape avait élu à 78 ans et non à 58 ans comme Jean Paul II. (apic/imedia/gt/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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