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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Pour le métropolite Spyridon, l’oecuménisme est en danger

    Rome: Intervention orthodoxe au Synode spécial sur l’Europe (031291)

    Rome, 3décembre(APIC) L’Eglise orthodoxe considère que les relations avec

    l’Eglise catholique sont sérieusement grevées et mises en danger, a déclaré

    lundi soir à Rome le métropolite Spyridon à l’occasion du Synode spécial

    sur l’Europe. Délégué du Patriarcat oecuménique de Constantinople, le métropolite d’Italie a affirmé qu’il y a bel et bien le danger que le dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques soit non seulement suspendu

    pour un certain temps, mais encore complètement interrompu.

    Contrairement aux Eglises orthodoxes de Russie, de Roumanie, de Bulgarie, de Serbie et de Grèce, le Patriarcat oecuménique a accepté d’envoyer

    un "délégué fraternel" au Synode romain. Se faisant le porte-parole des orthodoxes, Mgr Spyridon estime que les Eglises orthodoxes ont l’impression

    que les catholiques s’éloignent de plus en plus du Concile Vatican II et

    considèrent les pays d’Europe centrale et orientale comme des "territoires

    de mission". Ainsi, ils ne respecteraient pas la présence des Eglises orthodoxes. Le métropolite d’Italie a expressément mis en cause le comportement des catholiques uniates d’Ukraine ainsi que l’érection de sièges épiscopaux dans des régions où il n’y en avait pas auparavant (à Moscou, Novosibirsk et Karaganda), instituant ainsi des "structures ecclésiastiques

    parallèles" qui ne sont pas nécessaires.

    Un pas positif en direction de l’unité

    Malgré ces critiques, Mgr Spyridon a cependant jugé que l’invitation, à

    ce Synode des évêques catholiques, de représentants d’autres Eglises est

    "un pas sans aucun doute positif" vers une unité des Eglises chrétiennes.

    Exprimant le point de vue orthodoxe, il a expliqué que l’une des causes essentielles du conflit actuel est la renaissance des Eglises catholiques de

    rite oriental (uniates) qui s’accompagne souvent d’actes violents. Les

    uniates sont accusés d’avoir occupé par la force des édifices religieux

    qu’ils veulent récupérer. En Roumanie, la tension entre gréco-catholiques

    et orthodoxes empire de jour en jour, a-t-il souligné. Il a également relevé que l’Eglise orthodoxe serbe n’a pas envoyé de "délégué fraternel" au

    Synode, car cette dernière considère que dans le conflit qui oppose Serbes

    et Croates, le Saint-Siège a une attitude hostile à l’égard des orthodoxes

    et que le pape à plusieurs reprises a particulièrement déploré les victimes

    croates de la guerre civile et appelé à une reconnaissance internationale

    de l’indépendance de la Croatie. (apic/cic/be)

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