personnelle pour les anglicans décus", estime le cardinal Cassidy
Rome, 24novembre(APIC) Certains anglicans opposés à l’accès des femmes à
la prêtrise envisagent déjà de passer à l’Eglise catholique. Le cardinal
Edward I. Cassidy, président du conseil pontifical pour l’unité des chrétiens juge cependant qu’il est trop tôt pour prendre une initiative.
Interrogé à ce sujet par l’hebdomadaire italien "Il Sabato", Mgr Cassidy
estime qu’"après une décision aussi grave (...) on ne peut pas trouver
directement une réponse". "D’un côté notre dicastère s’appelle Conseil pour
la promotion de l’unité des chrétiens, notre objectif n’est pas de créer
des divisions et des schismes dans d’autres communautés. De l’autre, nous
devons dire avec la même clarté que nous chercherons à entrer en contact
avec ces personnes pour les aider à trouver des formes de communion
possibles dans l’Eglise catholique."
Mgr Cassidy ne pense pas que l’accueil de membres du clergé anglican
dans l’Eglise catholique risque de nuire aux rapports avec l’Eglise anglicane. "Des cas se sont déjà présentés dans le passé, cela n’a pas enrayé le
dialogue oecuménique." Ce n’est pas l’Eglise catholique qui a suscité la
dissension, et la question de l’ordination des femmes divise depuis longtemps l’Eglise anglicane, observe en outre le cardinal.
A propos de l’hypothèse de la prélature personnelle proposée par Mgr
Graham Léonard, ancien évêque anglican de Londres, Mgr Cassidy ne veut pas
l’exclure mais explique qu’on peut difficilement envisager la création
d’une telle prélature sans avoir une idée précise des effectifs qu’elle
pourrait accueillir. Le président du Conseil pontifical pour l’unité des
chrétiens ajoute que des anglicans ont déjà pris des contacts avec les évêques catholiques d’Angleterre, mais pas avec Rome.
L’accueil réservé au clergé anglican est une question délicate, admet le
cardinal. "La pratique suivie jusqu’ici est d’ordonner à nouveau les prêtres anglicans accueillis dans l’Eglise catholique", observe-t-il en renvoyant à la constitution "Apostolicae Curae" de Léon XIII (1896) qui reste
formellement en vigueur. (apic/cip/jt/mp)