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    Rome: fécondation artificielle (180294)

    "L’Osservatore Romano" rappelle que l’enfant a des droits

    Rome, 18février(APIC) L’enfant a le droit d’être reconnu par ses parents

    biologiques ou, à défaut, par ses parents légaux: c’est ce que rapelle le

    Père Gino Concetti dans un article de "L’Osservatore Romano" de samedi.

    L’occasion de cette mise au point est un procès en séparation qui se déroule à Crémone. Le mari a demandé le désaveu de la paternité d’un fils

    conçu avec son consentement grâce au sperme d’un donateur. Sur la base de

    la législation italienne en vigueur, le tribunal a fait droit à sa requête,

    si bien que le petit Matthias se retrouve à l’âge de 8 ans privé de père

    légal et sans pouvoir connaître le nom de son père biologique.

    Le P. Concetti rappelle les "exigences incontournables" de la doctrine

    de l’Eglise: non à la fivette ou à l’insémination artificielle homologue et

    encore moins hétérologue, même en cas de stérilité d’un des conjoints, et

    non à la maternité de remplacement et à la procréation assistée par l’utilisation d’ovules de donatrices.

    Le moraliste romain remarque que, avant d’être objet de désir, l’enfant

    est "une valeur en soi" et que "parmi ses droits figure celui d’être conçu

    et engendré de façon humaine", comme celui d’être accueilli dans la cellule

    familiale qui l’a désiré, quelle qu’ait été le mode de sa conception. "Il a

    donc le droit, ajoute le théologien, d’être reconnu par ses parents biologiques ou, à défaut, par ses parents légaux. (...) Il faut toutefois avouer

    que, quelles que soient les précautions prises par l’Etat, on ne peut éliminer les traumatismes et les conflits qui se déchaînent lorsque l’enfant

    apprend qu’il ne vit pas dans une cellule (familiale) pleinement naturelle

    ou lorsque la communion familiale se rompt."

    Le P. Concetti souhaite qu’en tout cas, les droits des enfants soient

    sauvegardés avec ceux de la mère qui reste avec lui, et "sur laquelle

    retombe la responsabilité de l’éduquer et de le nourrir".

    Enfin, le P. Concetti motive les exigences de la doctrine catholique.

    "Ce n’est pas tant pour éviter d’éventuels conflits entre les membres du

    noyau familial, (...) mais plutôt parce que les techniques de procréation

    artificielle sont contraires à la dignité de la personne, qui a le droit

    d’être engendrée de façon humaine et par des conjoints légitimes", écrit le

    théologien, pour qui le projet de Dieu sur le mariage et sur la procréation

    protège cette dignité. (apic/sv/mp)

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