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    de la Sagesse dont leur fondatrice a été béatifiée dimanche

    Rome: Education et santé prioritaires pour les Filles (170593)

    Rome, 17mai(APIC) Lors d’une audience à la salle Paul VI du Vatican, Jean

    Paul II a salué les pèlerins qui sont venus de France et d’ailleurs pour la

    béatification de la religieuse française Marie-Louise Trichet. Il a dit sa

    joie d’accueillir les évêques présents et tous les membres de la famille

    montfortine, en particulier les Filles de la Sagesse venues de nombreux

    pays où elles exercent leur apostolat.

    Née en Vendée en 1684, Marie-Louise Trichet a 17 ans lorsqu’elle se met

    sous la direction spirituelle de Louis-Marie Grignion de Montfort

    (1673-1716), l’apôtre des missions populaires qui sera canonisé en 1947.

    Jusque là, les parents Trichet jugeaient leur fille "stupide" et se faisaient beaucoup de soucis pour son avenir. Louis-Marie Grignion de Monfort

    quant à lui, propose à la jeune Marie-Louise de consacrer sa vie au soin

    des malades et à l’instruction des enfants du peuple. Il jette ainsi les

    bases d’une nouvelle Congrégation religieuse, invitant Marie-Louise en 1703

    à revêtir l’habit gris des pauvres et écrivant pour elle la règle des Filles de la Sagesse. Pendant une dizaine d’années, Marie-louise se dévoue

    seule aux soins des malades de l’hôpital général de Poitiers. Et en 1714,

    la Congrégation qui ne compte encore qu’une poignée de jeunes recrues autour de la co-fondatrice, est officiellement fondée à La Rochelle.

    Jusqu’à sa canonisation, la figure de Louis-Marie Grignion de Montfort a

    pour ainsi dire éclipsé celle de Marie-Louise Trichet. C’est pourtant cette

    femmme qui pendant une quarantaine d’années, va contribuer au rayonnement

    des Filles de la Sagesse, qui compteront à sa mort en 1759, un réseau de 35

    maisons dans l’Ouest de la France.

    En un siècle, la Congrégation va passer de 122 à 1’000 religieuses, pour

    atteindre 5’000 à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui les Filles de la Sagesse sont encore au nombre de 3’000. (apic/cip/ba)

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