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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Des précisions de Mgr Monsengwo, archevêque de Kisangani (090793)

    Rome: éclairage sur les enjeux du Synode des évêques pour l’Afrique

    Rome, 9juillet(APIC) Le bulletin SIR, proche de la Conférence épiscopale

    italienne, vient de publier une interview de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya,

    archevêque de Kisangani (Zaïre), à propos du Synode des évêques pour

    l’Afrique, qui aura lieu à Rome à partir du 10 avril 1994. Une interview

    qui permet d’en savoir plus sur la rencontre préparatoire tenue du 22 au 26

    juin au Vatican par le Conseil du secrétariat du Synode.

    Parmi les sujets abordés au cours de cette rencontre, il a notamment été

    question de "l’Eglise comme famille de Dieu". C’est là, observe Mgr Monsengwo, une "notion très importante pour l’Afrique".

    La récente rencontre a également porté sur des aspects très pratiques de

    la préparation du Synode, comme les célébrations liturgiques, les invitations aux experts et représentants d’autres religions.

    Mgr Monsengwo ne partage pas les critiques qui ont été émises sur la tenue à Rome d’un Synode des évêques pour l’Afrique. D’une part, dit-il, la

    convocation du Synode à Rome permettra au pape d’y être davantage présent.

    D’autre part, la situation politique instable en Afrique rend difficiles

    les prévisions à long terme. Partant, l’organisation concrète d’un Synode

    en terre africaine était peu envisageable.

    L’archevêque de Kisangani estime aussi qu’à Rome, la liberté de parole

    des évêques sera mieux assurée qu’en Afrique.

    Le prélat zaïrois relève en outre le lien entre l’évangélisation et les

    problèmes politiques et socio-économiques. "Les situations socio-politiques

    sont importantes. Car il est difficile de parler de Jésus-Christ Sauveur à

    quelqu’un qui ne dispose pas du minimum nécessaire pour vivre. C’est pourquoi, avec l’aide de l’Eglise universelle, l’Eglise en Afrique est engagée

    depuis longtemps dans la promotion de projets de développement, dans l’édification d’écoles et d’hôpitaux et dans la réalisation d’un projet de société qui permette la promotion des valeurs humaines".

    Les 92 millions de catholiques africains constituent 14% de la population du continent et un peu plus d’un tiers des chrétiens africains.

    L’Eglise catholique du continent compte 497 évêques, 20’768 prêtres et

    264’000 catéchistes, dont les responsabilités débordent souvent de loin le

    domaine de la catéchèse.

    L’Eglise catholique africaine dispose de quatre Facultés de théologie: à

    Abidjan (Côte d’Ivoire), à Port-Harcourt (Nigéria), à Nairobi (Kenya) et à

    Kinshasa (Zaïre). Cette dernière étant la plus ancienne du continent, puisqu’elle a été créée en 1957. (apic/cip/pr)

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