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    Rome : Discours du pape aux représentants des différentes religions

    "Faire la guerre au nom de la religion: une contradiction criante!"

    Rome, 29 octobre 1999 (APIC) Pour Jean Paul II, "tout usage de la religion pour cautionner la violence est un abus de la religion. Religion et paix vont ensemble. Faire la guerre au nom de la religion est une contradiction criante!". C’est ce qu’il a déclaré en s’adressant jeudi en fin d’après-midi aux membres des différentes religions présentes sur la Place Saint-Pierre, à l’issue de la rencontre interreligieuse qui s’est tenue au Vatican du 24 au 28 octobre.

    "Pour certains, la religion est un obstacle à la paix et à la prospérité de l’humanité, a fait remarquer le pape. La religion n’est pas et ne doit pas devenir un prétexte de conflit, en particulier quand les identités religieuse, culturelle et ethnique coïncident. En hommes de Dieu, c’est notre devoir de démontrer que ce n’est pas le cas" a-t-il affirmé.

    Gandhi et Mère Teresa

    "Les leaders religieux doivent clairement montrer qu’ils s’engagent à promouvoir la paix précisément à cause de leur croyance religieuse", a encore souligné le pape, en insistant sur la nécessité de "promouvoir une culture de dialogue" et de témoigner de cette conviction par des actes, comme ont su le faire des figures comme Gandhi ou Mère Teresa de Calcutta.

    "Je suis convaincu que l’intérêt croissant dans le dialogue entre les religions est l’un des signes d’espérance de cette dernière partie du siècle", a affirmé encore le pape, pour qui il faut toutefois aller encore plus loin. "Une plus grande estime mutuelle et une confiance croissante doivent conduire à une action commune encore plus efficace et coordonnée, dans l’intérêt de la famille humaine", a-t-il ajouté.

    "Au delà des besoins de nos communautés particulières"

    "Notre espérance ne vient pas simplement des capacités du coeur et de l’esprit humain", a par ailleurs expliqué Jean Paul II. "Mais elle a une dimension divine qu’il est juste de reconnaître". "Ceux d’entre nous qui sont chrétiens croient que cette espérance est un don du Saint-Esprit qui nous appelle à élargir nos horizons et à regarder au-delà de nos besoins personnels et des besoins de nos communautés particulières. L’Esprit-Saint nous appelle à l’unité de toute la famille humaine".

    Rappelant enfin des paroles qu’il avait prononcées au moment de la rencontre pour la paix d’Assise treize ans auparavant, Jean Paul II a comparé la journée du 27 octobre 1986 à un "voyage fraternel dans lequel nous nous accompagnons les uns les autres vers le but transcendant que Dieu a fixé pour nous. Notre rencontre aujourd’hui sur la Place Saint-Pierre, a-t-il conclu, est une autre étape de ce voyage". (apic/imed/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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