Rome, 27avril(APIC) Mgr Alain Lebeaupin, numéro 2 de la Secrétairerie
d’Etat du Vatican est déçu. L’appel lancé pour la paix en ex-Yougoslavie il
y a trois mois par la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) n’a pas été suivi d’effets décisifs. Lors d’une nouvelle réunion
de la CSCE, lundi à Prague, il a proposé d’en retenir la leçon: "C’est
avant que les armes se fassent entendre qu’il faut éduquer les gens à la
paix".
Dans une déclaration faite devant le comité des hauts fonctionnaires de
la CSCE, Mgr Lebeaupin a fait part de sa déception: "Lors de notre dernière
réunion, il y a bientôt trois mois, la délégation du Saint-Siège avait appelé au courage de la paix les responsables politiques des parties engagées
dans le conflit des Balkans. Notre délégation les avait encouragés à en accepter les sacrifices, en se faisant les promoteurs d’une information et
d’une éducation de leur peuple à la paix et au pardon. Hélas, cet appel n’a
pas été suivi d’effets décisifs".
Le diplomate français de la Secrétairerie d’Etat en tire une leçon:
"C’est avant que les armes se fassent entendre et que les coeurs et les
consciences soient obscurcis par la vengeance et la haine qu’il faut éduquer à la paix et à la collaboration de tous, ce qui correspond à notre tâche de diplomatie préventive".(apic/cip/ba)