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    Rome : des directives sur la formation des religieux (130390)

    Rome, 13mars(APIC) Un document de quelque 70 pages traitant des "Directives sur la formation dans les Instituts religieux" signé par le cardinal

    Jean Jérôme Hamer et Mgr Vincenzo Fagiolo, respectivement Préfet et secrétaire de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique a été présenté à Rome mardi 13 mars.

    Ces directives ont pour but de "donner aux Instituts des orientations

    qui pourront les aider à élaborer leurs propres chartes de formation". Le

    document explique notamment que les "religieux et religieuses ont le droit

    de connaître la position du Saint-Siège sur les problèmes actuels de la

    formation".

    Le texte, qui se fait l’écho de questions soulevées par les supérieurs

    religieux, rappelle à tous "quelques exigences du droit en fonction des

    circonstances et des besoins présents". Divers aspects de la question sont

    abordés : Consécration religieuse et formation (chapitre 1); Aspects communs à toutes les étapes de la formation à la vie religieuse (ch. 2); Les

    étapes de la formation des religieux (ch. 3); La formation dans les

    Instituts intégralement ordonnés à la contemplation, spécialement les

    moniales (ch. 4); Questions actuelles concernant la formation des religieux

    (ch. 5); Les religieux candidats au ministère diaconal et presbytéral (ch.

    6).

    Motivations et discernement

    Le document demande de garder présents à l’esprit, dans l’accueil et

    dans la formation des candidats à la vie religieuse, les buts et moyens de

    toute véritable éducation au service de la famille humaine, tels que les a

    rappelés le Concile Vatican II dans sa déclaration sur l’éducation chrétienne. La première exigence de cette formation est de pouvoir rencontrer

    chez le candidat "un présupposé humain et chrétien", affirme le document,

    qui observe que "plusieurs échecs dans la vie religieuse peuvent en effet

    être attribués à des failles non perçues ou non comblées en ce domaine".

    Le dicastère des religieux en vient ici à la question du discernement

    des vocations. Certains candidats "se présenteront pour rechercher plus ou

    moins consciemment une promotion sociale, une assurance pour l’avenir";

    pour d’autres, la "vie religieuse s’offrira comme le lieu idéal d’un

    engagement idéologique pour la justice"; d’autres encore "d’esprit plus

    conservateur, chercheront dans la vie religieuse un lieu de sauvegarde de

    leur foi, dans un monde considéré comme hostile et corrompu".

    Ces motivations "représentent le revers d’un certain nombre de valeurs,

    mais demandent à être purifiées et redressées", affirme le document. Pour

    les pays développés, précise-t-il, "c’est peut-être surtout l’équilibre

    humain et spirituel qu’il faudra promouvoir, à base de renoncement, de

    fidélité durable, de générosité paisible et soutenue, de joie authentique

    et d’amour.

    Les mouvements ecclésiaux

    Les directives abordent une question très actuelle, celle de la relation

    entre la vie religieuse et les mouvements ecclésiaux, dont le rôle est évoqué dans le rapport final du synode extraordinaire des évêques de 1985. Depuis toujours, des mouvements ecclésiaux se sont manifestés au sein du peuple de Dieu, dont certains étaient étroitement liés à des Instituts religieux et en partageaient la spiritualité. Aujourd’hui, de nouveaux mouvements sont apparus, plus indépendants que les premiers des structures et du

    style de la vie religieuse. "Pour maintenir une heureuse communion entre

    ces mouvements et les Instituts religieux, on ne peut souffrir aucune interférence ni aucun mélange", affirme le document : un candidat à la vie

    religieuse issu d’un tel mouvement "ne peut donc relever en même temps d’un

    responsable extérieur à l’Institut auquel il appartient désormais, même si,

    avant d’entrer, il appartenait à ce mouvement. Ces exigences demeurent audelà de la profession religieuse, afin d’écarter tout phénomène de pluriappartenance", sans quoi "la nécessaire communion entre religieux et laïcs

    risquerait de dégénérer en confusion..."

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