"Ne pas faire violence à l’Histoire pour nier les mérites de Pie XII"
Rome, 14 février(APIC) Le Vatican a démenti aujourd’hui comme
historiquement non fondée, l’affirmation selon laquelle le Saint-Siège
aurait, à la fin de la deuxième guerre mondiale, aidé des criminels de
guerre nazis à fuir l’Europe en leur fournissant des passeports. Dans une
longue déclaration, le directeur de la Salle de presse du Vatican Joaquin
Navarro-Valls souligne qu’"il est au contraire sûr que durant la guerre et
dans l’immédiate après-guerre, l’intérêt personnel de Pie XII et la
sollicitude du Saint-Siège ont effectivement contribué à sauver la vie à un
très grand nombre de Juifs".
Joaquin Navarro-Valls note qu’avec la fin de la guerre des millions de
personnes se trouvaient hors de leur patrie et que "la tradition du
Saint-Siège d’aider les personnes en extrème besoin continuait". Pie XII a
créé pour cela "La Commission pontificale pour l’assistance" avec comme but
d’aider en premier lieu les populations italiennes et les réfugiés qui,
avec le soutien des autorités alliées cherchaient asile en dehors de
l’Europe. Le travail de la Commission concernait, observe le directeur de
la salle de presse, "des milliers et des milliers de réfugiés". Joaquin
Navarro-Valls précise qu’"à chaque moment la Commision était restée sous la
surveillance des autorités alliées et de la "Questura" italienne
(préfecture de police)".
A propos de la possibilité que des criminels, ont à l’insu de Rome,
profité des services du Saint-Siège, le texte précise: "Il fut probablement
facile pour des personnes recherchées et d’autres non identifiées alors
comme criminels de guerre de disparaître parmi les réfugiés qui cherchaient
à émigrer." "Leur objectif fut probablement facilité par le fait qu’il
était simple de se créer une fausse identité. Quelques-uns déclaraient
simplement ne pas avoir de documents"
En conclusion, Joaquin Navarro-Valls souligne que "l’intention de caractériser le travail de la Commission pontificale d’assistance comme dirigé
en vue de favoriser les criminels de guerre est historiquement fausse".
Pour ce qui est de l’accusation selon laquelle le Vatican aurait utilisé
des ex-nazis qui "dans leur patrie avaient renié la foi et persécuté
l’Eglise" pour la future lutte contre le communisme, le directeur de la
salle de presse déclare qu’il s’agit "d’une fiction qui en faisant violence
à l’histoire, cherche à nier à Pie XII et au Saint-Siège la reconnaissance
méritée comme grands bienfaiteurs de milliers et de milliers de personnes
errant en Europe, à cause des événements tragiques de la dernière guerre
mondiale". (apic/cic/jt/mp)