Rome: Congrès sur le Catéchisme de l’Eglise catholique (280493)
Rome, 28avril(APIC) Le nouveau Catéchisme de l’Eglise catholique est un
texte de référence "sûr et authentique" pour l’élaboration des catéchismes
nationaux mais il n’est pas destiné à les remplacer, a estimé mercredi le
cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue
inter-religieux, lors de la seconde journée du Congrès organisé par la
Congrégation pour le clergé à l’intention des présidents des Commissions
épiscopales pour la catéchèse.
Le cardinal Arinze a d’abord rappelé que le nouveau Catéchisme "se borne
aux aspects les plus généraux et essentiels de l’Eglise, laissant aux catéchismes locaux l’examen direct des traditions, des besoins, des expériences
et des problèmes locaux". L’approbation du Siège apostolique n’a pas de
portée théologique, comme elle ne peut garantir l’unicité de la foi catholique, a expliqué le cardinal, "mais elle devient prudente, d’un point de
vue pastoral, dans un monde où les facilités des communications peut mettre
en évidence à la face de tous les différences entre les catéchismes nationaux et créer ainsi des situations gênantes".
Les catéchismes locaux sont nécessaires, a poursuivi le cardinal Arinze,
pour mener à bien "le devoir difficile de porter la vérité de la foi à la
rencontre de la culture qui prévaut dans chaque lieu", ce qui implique "une
étude attentive de la religion et de la culture qui s’y trouvent et l’évaluation de leurs éléments positifs et négatifs". Cela devrait contribuer à
la christianisation de la culture, "grâce à l’incarnation de l’Evangile et
au refus des éléments opposés à l’Evangile", a-t-il indiqué, en citant parmi ces derniers "la croyance dans la réincarnation, l’hédonisme, le consumisme, le tribalisme, l’absence de référence à Dieu en tant que Sauveur,
l’idée qu’on puisse se sauver par soi-même, la polygamie et une conduite
publique comme si Dieu n’existait pas".
Le cardinal Arinze a invité ceux qui préparent les catéchismes chismes
locaux à travailler d’arrache-pied pour "garantir à la fois l’unité et la
pluralité, pour respecter ce qui est universel et ce qui est particulier,
les requêtes du centre et les intentions de la périphérie". "Au nom de
l’inculturation, ils ne doivent pas s’autoriser des réductions, des choix,
un christianisme à la carte, ou passer sous silence des contenus de la
foi", a-t-il ajouté.
A côté des catéchismes nationaux, régionaux et diocésains, à propos desquels se pose le problème compliqué des communautés linguistiques peu nombreuses, le cardinal Arinze a signalé qu’il peut y avoir d’autres types de
catéchismes adaptés à des groupes spécifiques selon l’âge, la culture, la
condition sociale ou religieuse. Il a rappelé en conclusion que "là où il y
a une présence importante d’autres groupes chrétiens, le catéchisme local
doit prêter une grande attention à l’oecuménisme". (apic/cip/pr)