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    Rome: congrès sur l’économie mondiale (140192)

    En hommage à l’encyclique "Centesimus Annus"

    Rome, 14janvier(APIC) Des personnalités du monde financier, politique,

    universitaire et journalistique sont réunies pour deux jours les 14 et 15

    janvier au Vatican où ils participent à un congrès intitulé "Après 1991,

    capitalisme et éthique". La rencontre est organisée par deux revues de

    politique internationale, la revue espagnole "Politica Exterior", de

    Madrid, et la revue allemande "Europa Archiv", de Bonn. Elle a lieu sous

    les auspices du Conseil pontifical Justice et Paix.

    On mentionne en ce qui concerne les participants, la présence de

    Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Jimmy Carter,

    d’Alexandre Yakovlev, un des créateurs de la perestroïka et collaborateur

    de Michäel Gorbatchev, d’Otto Lambsdorff, président du parti libéral

    allemand, de Lord Jenkins, ancien président de la Commission européenne, et

    de Simone Weil, ancienne présidente du Parlement européen. Un communiqué

    précise que ce colloque a été conçu comme un hommage à l’encyclique

    "Centesimus annus" de Jean Paul II et aura pour objet l’étude de l’un des

    thèmes les plus importants abordés par le pape dans les circonstances

    actuelles, à savoir les normes éthiques indispensables au système

    d’écononomie de marché.

    Les travaux ont été ouverts le 14 janvier par le cardinal Roger

    Etchegaray, président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui a souligné

    que " quel que soit le système politique, le grand défi lancé aujourd’hui à

    la société est non seulement de rapprocher, mais de faire le lien entre

    économie et éthique". Il a précisé que "le plus difficile, mais le plus

    nécessaire, est d’identifier les responsabilités de chacun, de chaque

    groupe, de chaque entreprise, à tous les niveaux de décisions". "Par souci

    de l’homme, a poursuivi Mgr Etchegaray, aucun recoin de l’économie ne peut

    être dérobé à l’éthique. Pour la dignité de l’homme, aucune tige éthique ne

    saurait fleurir à l’ombre de l’anonymat, mais à la lumière de la

    responsabilité". Mgr Etchgaray a observé qu’"aujourd’hui, sommé d’assumer

    presque seul l’aspiration humaine à la justice, le capitalisme se sent

    fragilisé par sa propre victoire et se trouve comme jamais en quête d’une

    éthique".

    En visitant l’exposition "Le travail de l’homme dans la peinture de Goya

    à Kandinsky" qui se tient au Vatican, le pape a aussi salué les

    participants au colloque. Dans une brève adresse, il a indiqué que "1991

    était en fait une année pleine d’énormes défis et qu’elle a laissé dans son

    sillage des attentes extraordinaires". Le pape a cité deux solutions

    extrêmes pour l’organisation économique et sociale de la société: un

    capitalisme débridé qui met la recherche du pouvoir et du profit ainsi que

    le culte de l’efficacité souvent sans âme au dessus d’autres

    considérations; l’illusion dangeureuse et finalement désastreuse qu’il peut

    y avoir une solution idéologique qui est matérialiste et essentiellement

    athée pour les problèmes sociaux". (apic/jt/mp)

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