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    Rome: Congrès mondial des Mouvements ecclésiaux

    Pour "une loi cadre" du Saint-Siège à leur égard

    Rome, 28 mai 1998 (APIC) Le Congrès mondial des mouvements ecclésiaux (27-29 mai 1998), qui rassemble 56 mouvements du 27 au 29 mai à Rome se poursuit se poursuit. Au centre des débats: la question de la relation entre la spontanéité de ces mouvements et la structure hiérarchique de l’Eglise.

    La première journée des travaux, outre un message du pape et une confrence du cardinal Joseph Ratzinger, a été marquée par la proposition du professeur Gianfranco Ghirlanda S.J., professeur de droit canon à l’université Grégorienne.

    Ce dernier a proposé une "loi cadre" du Saint-Siège, à l’intérieur de laquelle les mouvements pourraient composer des statuts, où ils pourraient aussi exprimer leur charisme selon un style de vie spécifique et selon leurs activités apostoliques propres.

    Selon lui, "ces mouvements représentent une telle originalité dans la vie de l’Eglise que ce serait agir contre l’esprit que de vouloir les étouffer, au moment de l’approbation, sous des formes juridiques déjà existantes".

    Avant lui, le professeur David Schindler, professeur de théologie fondamentale à l’Institut Pontifical Jean Paul II de Washington, avait posé ainsi le problème: "Comment affirmer une distinction entre institution et charisme qui n’implique pas une opposition, et une unité qui n’implique pas une confusion. D’un côté, il y a le risque de concevoir l’Eglise institutionnelle-hiérarchique simplement comme fonctionnelle vis-à-vis de la liberté de l’esprit qui souffle là où il veut. (...) De l’autre, il y a le risque que la liberté de l’esprit soit absorbée dans la structure ecclésiastique, qui tend par conséquent à devenir une organisation mécanique d’un pouvoir mondain, de qui dérive ce que nous pourrions définir le cléricalisme, le dogmatisme et le triomphalisme".

    Mgr Angelo Scola, recteur de l’Université pontificale du Latran, a proposé une première réponse: "Je ne vois pas, a-t-il précisé, de raisons de chercher, pour ces réalités charismatiques que sont les mouvements, une relation avec l’Eglise locale plutôt qu’avec l’Eglise universelle. Ces mouvements sont inexorablement et simultanément de ces deux réalités. Ils se réfèrent à l’Eglise tant dans sa dimension universelle que particulière (...) Les charismes et les mouvements sont des facteurs d’autoréalisation de l’Eglise, dans le sens où ils sont constitutifs de l’autoréalisation de l’Eglise comme mouvement". (apic/imed/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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