Rome: congrès international sur le droit (190493)
Rome, 19avril(APIC) Un congrès international sur le droit dans la vie de
la mission de l’Eglise s’est ouvert lundi à Rome, en présence de quelque
400 experts venus du monde entier. Organisé par le Conseil pontifical pour
l’interprétation des textes législatifs, ce congrès s’inscrit dans le cadre
du dixième anniversaire de la promulgation du Code de droit canon occidental.
Dans un message lu en ouverture, le pape Jean Paul II souhaite que cette
rencontre, "en plus de montrer de quelle façon la législation de l’Eglise
est une expression authentique du service propre de l’autorité hiérarchique", puisse contribuer à dépasser "certaines attitudes critiques dues à
l’incapacité de percevoir la valeur, le sens et le rôle des normes juridiques promulguées par l’Eglise.
Mgr Vincenzo Fagiolo, président du conseil organisateur, a pour sa part
mis en relief l’équilibre atteint par le nouveau Code entre les experts
charismatiques et institutionnels, dans un lien plus direct avec l’Ecriture.
Dans une première conférence intitulée "Crise et renouveau dans le droit
de l’Eglise", Mgr Julian Herranz, secrétaire du conseil, a fait un panorama
des problèmes liés à l’existence d’un droit dans l’Eglise: la résurgence
continuelle de tendances antijuridiques, peut-être plus marquées dans ces
temps modernes; divers types de tensions dialectiques; des tensions qui opposent les charismes aux normes canoniques; le relief donné à la hiérarchie
et à ses pouvoirs au droit de coresponsabilité dans l’Eglise qui concerne
tous les baptisés; l’esprit pastoral à l’ordonnance canonique.
Mgr Herranz a en outre souligné que le nouveau Code de droit canon répond aussi au besoin de mettre à jour sur le plan technique l’ancien Code
de 1917, dont presque la moitié des 2’414 canons étaient abrogés ou dépassés, tandis que des nouveautés importantes n’avaient pas encore fait l’objet d’une codification uniforme. Le nouveau Code a été enrichi par des
principes ecclésiologiques énoncés par le Concile Vatican II.
Trois facteurs de crise ont été mis en relief par Mgr Herranz: l’utopie
agnostique d’un ordre démocratique dépourvu de vérité; l’affaiblissement du
respect dû au droit canon; l’hétérogénéité du ministère pastoral. (apiccip/pr)