"La ville est l’école naturelle de la paix" déclare le pape
Rome, 28octobre(APIC) Le congrès international tenu à Rome à l’initiative
de la Fédération Mondiale des Cités Unies et des Villes Jumelées s’est
achevé vendredi 28 octobre. Il était placé sous le thème "La ville au service de la paix". A l’issue de cette rencontre, les participants ont été
reçus par le pape.
Dans son discours adressé à l’assemblée, Jean Paul II a cité saint Augustin qui, dans son traité sur "La Cité de Dieu", définissait la paix dans
la cité comme "la concorde harmonieuse des habitants qui commandent et qui
dirigent". Il a expliqué que dans une telle concorde, l’ordre consiste
avant tout dans le fait "de ne nuire à personne et de se rendre utile au
plus grand nombre".
La paix, a précisé le pape, n’est pas que la suppression ou la trêve des
armes. Elle est bien plus "une convivialité dans la vérité et dans l’amour,
capable de jeter des ponts qui unissent les hommes, les cités, les nations,
les continents". La paix, a-t-il poursuivi, a des dimensions internationales, elle est donc concernée par la politique étrangère. Cependant, elle se
construit aussi concrètement "à partir des rapports humains vécus par les
simples citoyens dans leur vie quotidienne".
"Il appartient à chaque citoyen de contribuer à une convivialité positive", a insisté Jean Paul II, et cela en vue de la promotion humaine et du
développement social. C’est ainsi, a enchaîné le pape, que la ville, en
tant que communauté plus restreinte et plus structurée apparaît, après la
famille, comme le cadre approprié d’une éducation active à la paix: "La
ville est l’école naturelle de la paix".
En conclusion, le pape a reconnu que les villes actuelles sont de plus
en plus complexes, certaines prenant la taille de métropoles voire de mégalopoles. Mais ce n’est pas une raison suffisante, a-t-il insisté, pour ne
pas promouvoir des actions et une éducation destinées à faire grandir la
paix. (apic/jt/pr)