Rome: Commission Théologique Internationale: (271287)
Rome, 27décembre(APIC/CIP) L’"Osservatore Romano" vient de publier le
texte d’un message que la Commission Théologique Internationale, réunie à
Rome pour sa session d’automne du 28 novembre au 5 décembre, a envoyé au
Président du Comité Central pour l’Année Mariale. Ce message, qui porte la
signature de Mgr Philippe Delhaye (Belgique), secrétaire de la Commission,
propose une brève réflexion sur le rôle de Marie dans le mystère du Christ
et de l’Eglise.
"C’est à Marie, rappelle le message, que nous devons la naissance du
Christ Rédempteur. Certes, Marie elle-même est une oeuvre de la grâce divine. Elle n’a jamais voulu se comprendre autrement que comme la servante
humble et accueillante de l’action de Dieu. Tout ce qu’elle est et tout ce
qu’elle est appelée à faire, elle sait bien qu’elle le doit à Dieu."
Le oui de Marie est "l’acte de foi le plus pur qui ait pu être posé, et
il fallait cette foi inconditionnelle pour que le Verbe devienne chair, le
Fils de Dieu Fils de l’homme", écrit la Commission Théologique Internationale.
Le message souligne que Marie fait preuve de sa foi non seulement au moment ou l’Esprit Saint la rend féconde, mais durant toute son existence :
quand elle ne comprend pas pourquoi Jésus reste au temple, lorsqu’il la
quitte pour fonder sa nouvelle famille, lorsque sur la croix il la donne
pour mère à Jean, à l’Eglise et, finalement, à tous ceux pour lesquels il
se livre à la mort. "Elle est tellement mère, affirme le message, qu’elle
ne peut être comprise en dehors de sa maternité. Et tout ce qui lui est accordé, elle l’accepte et l’accomplit dans la simplicité de son obéissance.
Rien n’est plus fécond que son consentement... L’Apocalypse nous la montre
dans l’image de la femme entre ciel et terre. Elle gémit dans les douleurs
de son enfantement, car elle synthétise toute la foi d’Israël et, secrètement, le désir de l’humanité entière attendant sa délivrance."
Le message présente aussi Marie comme "la Fille de Sion qui, comblée de
grâces ineffables, tressaille de joie en Dieu son Sauveur" dans le chant du
"Magnificat". "Cette joie, note la Commission, devra passer par toutes les
douleurs de la Passion de son Fils, mais l’Assomption sera le reflet définitif de la Gloire du Christ sur sa Mère. Dans sa foi totale, n’a-t-elle
pas éprouvé tous les épanouissements de sa féminité virginale et maternelle, les plus hauts sommets de la joie aussi bien que les abîmes de la
souffrances ? Elle est la plus humaine des femmes et en même temps la plus
pleine de grâce divine. Qu’elle intercède pour nous, pauvres pêcheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort, afin que nous puissions partager la
joie de la Résurrection."(apic/cip/bd)