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    Non à l’euthanasie, non à l’acharnement thérapeutique

    Rome: Clôture de la 5e assemblée générale Académie pontificale pour la vie

    Rome, 26 février 1999 (APIC)"Non à l’euthanasie, non au suicide assisté": au terme de sa 5e assemblée générale, qui avait pour thème "La dignité du mourant", l’Académie pontificale pour la Vie réaffirme avec force la position de l’Eglise, qui "condamne la mort infligée ou administrée "par fausse pitié".

    Pour Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie, l’euthanasie et le suicide assisté sont "un double délit contre la vie, même en cas de volonté présumée du patient" de se donner la mort. C’est pourquoi le personnel soignant "a une responsabilité directe dans le délit", souligne-t-il.

    Au terme de cette 5e assemblée, tenue cette semaine au Vatican, deux appels ont été lancés "aux forces saines de la société" quant aux soins à apporter aux malades en phase terminale, en particulier les soins palliatifs et l’assistance à domicile, et pour lutter contre "toute attitude d’abandon des malades terminaux" jusqu’à l’euthanasie.

    Sur le plan juridique, les experts ont rappelé que, dans de nombreux pays, l’euthanasie et la mort assistée sont illégales, mais pas condamnables par un tribunal pénal. En revanche, infliger directement la mort sans le consentement du patient est un délit pénal. Dans certains pays, comme les Pays-Bas ou le Japon, il existe un critère de "nécessité justifiante", ou "mal mineur", l’euthanasie devant éviter un mal plus grand qui serait la souffrance du patient. Des critères qui, en réalité, "n’ont pas pour but de soulager la douleur mais de mettre fin à la vie", affirme le communiqué final.

    Autre point abordé dans les débats : comment contrôler la douleur et alléger les souffrances du malade "sans cependant avilir la personne". Il est en effet important pour le personnel soignant de "maintenir la qualité de vie du patient", même s’il ne lui reste que peu de temps à vivre, "sans recourir à l’acharnement thérapeutique", et, à l’opposé, sans anticiper la mort.

    Au terme de quatre jours de réflexion, les experts du monde entier qui ont pris part à cette rencontre seront reçus par Jean-Paul II samedi matin. (apic/cip/imed/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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